Réunion le mercredi 12 décembre à 19h à la chapelle

Ce mardi 4 décembre, de nouvelles perquiz ont frappé le mouvement d’opposition au projet CIGEO de poubelle nucléaire à Bure (l’une pour “participation à une manifestation non autorisée”, l’autre dans le cadre de l’instruction pour association de malfaiteurs). La vague de répression sans précédent et la criminalisation du mouvement de résistance au projet continuent !!!

On est face à un acharnement policier et judiciaire :

- En plus de la présence militaire constante, des perquiz, ce sont des procès, des GAV, accompagnés d’amendes, de sursis, de mois de prison ferme, d’interdictions de territoires et de mises sous contrôles judiciaires pour “assoc de malfaiteurs” …

- Ce sont aussi des atteintes aux droits de la défense : de l’avocat des opposant.e.s en GAV en juin à Gaspard, en juin, jugé en absence et par défaut sans être informé qu’un procès le concernait.

Cette augmentation de moyens pour nourrir un dossier qui semble vide sur les faits rappelle « l’affaire Tarnac » mais cette fois la cible n’est plus une hypothétique « cellule d’ultra-gauche » mais l’ensemble du mouvement de lutte !

L’objectif de l’État est bien d’affaiblir la lutte et de détourner l’attention des risques du projet mortifère.

Face à cela, une tribune appelle à une réaction massive de solidarité pour stopper cette criminalisation aberrante et exiger la fin des contrôles judiciaires qui pèsent sur les personnes mises en examen

Et récemment, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a décidé de mettre en œuvre une commission d’enquête sur le traitement judiciaire et les opérations de maintien de l’ordre de ce mouvement d’opposition.

Cette lutte est de moins en moins meusienne et on compte, aujourd’hui, pas moins de 70 comités de soutien sur l’ensemble du territoire national.

Alors à nous, localement, de continuer de faire des actions pour interpeller sur l’industrie nucléaire et son potentiel de danger, et afin de mettre le gouvernement, publiquement et médiatiquement, le nez dans sa bêtise en perspective, notamment, de son prétendu débat national !

En France, pays le plus nucléarisé au monde, il y a prolifération des déchets et, qu’ils soient immergés ou enfouis, les risques sont énormes et ne concernent pas seulement l’environnement immédiat des installations, mais des régions ou continents entiers.

La mobilisation anti nuk à Bure et ailleurs pose question de la production du nucléaire, ces « solutions » permettant la poursuite cette l’industrie dangereuse, néo-colonialiste et militariste !

Il existe déjà des endroits où des déchets sont traités et/ou enfouis comme la piscine centralisée de combustibles usagés à Belleville sur Loire.

Lors de cette réunion, on échangera aussi sur l’usine Orano Malvesi (ex- Areva) à Narbonne, près de chez nous, qui est la plus grande usine de conversion des déchets d’uranium d’Europe et certainement au monde dont les risques sont chimiques et radioactifs, et dont le procédé, THOR (thermal organic réduction), est une une vraie catastrophe !

Venez nombreux et nombreuses !


Par Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours (IAATA),

Source: http://iaata.info/Reunion-Bure-Partout-Nucleaire-Nulle-Part-2926.html