Octobre 4, 2022
Par Rapports De Force
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Huit syndicats de salariés (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC) et cinq organisations de jeunesse (Unef, Fage, fidl, MNL, VL) réunis lundi 3 octobre au soir à Bagnolet ont réaffirmé ensemble ce mardi midi leur opposition à un allongement de l’âge de départ à la retraite. Dans un communiqué commun, les huit organisations précisent être « fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite » de même qu’à « une augmentation de la durée de cotisation ». Elles appellent « les actuels et futurs travailleurs et travailleuses à se réunir et débattre » et affirment qu’elles « n’hésiteront pas à construire tous les moyens d’action nécessaires si le gouvernement demeurait arc-bouté sur son projet » de repousser l’âge de départ à 65 ans.

En attendant que le gouvernement dévoile l’exact contenu de son projet, elles se disent malgré tout « ouvertes pour mener des concertations qu’elles souhaitent loyales et transparentes pour plus de justice sociale », reprenant ainsi les mots de la CFDT. Et ce, sur divers sujets : carrières longues, pénibilité et usure au travail, financement, égalité femmes hommes, etc. Des chantiers qui pour les huit syndicats ne « nécessitent pas de mesures d’âge » et sur lesquels elles comptent travailler ensemble pour porter des revendications communes. Ainsi, la plupart des organisations de salariés se rendront mercredi après-midi à la première réunion de concertation à l’invitation d’Olivier Dussopt. À défaut d’une négociation, le gouvernement devrait fixer au cours de cette réunion « le calendrier, la méthode et les objectifs de la réforme », a annoncé le ministre du Travail.

Le jeu devrait donc en partie s’éclaircir. Le contenu du projet, les arguments le justifiant, les « contreparties » que l’exécutif souhaite mettre sur la table devraient être connus demain soir. Et chaque syndicat évaluera s’il souhaite continuer les concertations, alors qu’Emmanuel Macron a menacé d’accélérer avec un amendement rectificatif au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, si les syndicats ne s’engageaient pas dans les discussions. De son côté, l’intersyndicale à huit se réunira de nouveau dans le courant du mois d’octobre.




Source: Rapportsdeforce.fr