par Pat de Botul le 16 décembre 2019

Retraites : au Chili aussi !

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Décidément les systèmes de retraites font sortir dans la rue.
Au chili, le système des fonds de pension privés, hérités de la dictature de Pinochet est vivement critiqué par le mouvement social qui a envahit les rues depuis huit semaines. Actuellement, les travailleurs chiliens doivent verser 10 % de leur salaire sur un compte géré par l’une des sept AFP (Administratrices de Fonds de Pension ». Ces entreprises privées, qui placent ces économies sur les marchés financiers – et en tirent généralement d’immenses bénéfices – reversent ensuite ces fonds aux retraités chiliens en calculant les mensualités sur la base d’une espérance de vie moyenne. Ce système de capitalisation individuelle, pionnier du genre, a été mis en place durant la dictature du général Augusto Pinochet, en 1981. Son auteur, l’économiste ultralibéral José Piñera – le frère de l’actuel président de droite Sebastian Piñera – le comparait, il y a encore trois ans, à « une Mercedes-Benz : une voiture de luxe, bien faite et sophistiquée ».
Pourtant, aujourd’hui, la moitié des retraités ayant cotisé au système AFP perçoivent moins de 134 000 pesos (157 euros) par mois, selon le Centre d’études du conflit et de la cohésion sociale (COES). « Il y a plusieurs raisons à cela. Les salaires sont bas, et les cotisations également. De plus, il n’y a aucun apport patronal. Le marché du travail est aussi particulièrement fragile, dans un pays où près de 30 % des emplois ne sont pas déclarés.
« Il est rare que les personnes conservent longtemps le même travail, et il n’existe pas de mécanisme de solidarité permettant d’offrir une compensation aux personnes ayant moins cotisé. »

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Article publié le 16 Déc 2019 sur Monde-libertaire.fr