Décembre 17, 2019
Par Rebellyon
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Assemblée générale féministe le Mardi 17 Décembre, 18h30, salle des conférences, Bourse du travail

Fidèle à sa logique de la casse de la Fonction Publique, du Service Public et du Système de protection sociale, de paupérisation et précarisation de l’ensemble des salariées du Public et du Privé, Macron et son gouvernement veulent casser les retraites.

En plus de vouloir faire baisser les retraites des travailleurs et travailleuses quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle, les femmes seront encore plus impactées par cette réforme :

La baisse des pensions de reversions aux conjoints de personnes décédées dont 90% des bénéficiaires sont des femmes. Des femmes qui comptent sur la réversion des pensions de leurs conjoints, car elles auront moins travaillé (maternités, enfants, temps partiel) et auront été moins bien payées (75% du salaire d’un homme).

Plus précisément :

* Les pensions de réversions ne pourraient plus être touchées qu’à partir de la liquidation de la retraite, au-delà de 62 ans, contre 55 ans aujourd’hui.

* En cas de divorce, suppression du droit à bénéficier de la pension de réversion de son ex-conjoint au prorata des années de mariage.

Suppression de la Majoration de la durée d’Assurances, qui ajoute aujourd’hui des trimestres travaillés pour chaque enfant.

Le mode de calcul ne prendra plus en compte les 25 meilleures années, mais l’ensemble de la carrière. Carrière souvent hachée par les maternités et les enfants : en effet 79% des temps partiels sont des femmes. Et ce temps partiel est très souvent “subi”, de même qu’est subie l’absence de primes pour les femmes.

Les fonctionnaires (et notamment les enseignant-e-s) font partie des personnes qui ont le plus à perdre avec cette “retraite à points” car ils et elles ne bénéficient presque pas de primes et c’est pour cela que leurs retraites étaient calculées sur les derniers mois et non pas sur l’ensemble de leur carrière. En calculant sur l’ensemble de leur carrière, on baisse de plusieurs centaines d’euros par mois leurs retraites.

Or 62% des fonctionnaires sont des femmes… Sont-elles vraiment « les grandes gagnantes » ?

Sources : Alternative libertaire n°300, Insee Références, édition 2018 – Fiches – Temps et conditions de travail

Les femmes font partie des personnes ayant des carrières le plus souvent incomplètes : discrimination, prise en charge de l’éducation des enfants, congés maternité et congés parentaux, temps partiels et progression salariale moindre, pénibilité moins reconnue, mais aussi des salaires 25% plus bas que ceux des hommes au même poste et même niveau de qualification.

Une réforme qui calcule l’ensemble de la carrière est une réforme qui oublie la charge domestique des femmes et ferme les yeux sur les discriminations systématiques dont elles sont victimes.

Attention ! Sans retraites dignes, les femmes restent dépendantes des hommes avec qui elles vivent majoritairement. Derrière l’argent, c’est bien de l’autonomie des femmes dont il est question, donc de leur intégrité et de leur sécurité physique, sexuelle, psychologique.

Alors comme la majorité des syndicats, Nous disons :

NON à cette réforme ! NON à la casse des hôpitaux et de l’éducation !

NON à la réforme de l’assurance-chômage qui rend encore plus fragile notre accès aux droits au chômage et détruit notre système de protection sociale !

NON à la paupérisation et précarisation de l’ensemble des salariées du Public et du Privé !

OUI à une égalité salariale professionnelle entre femmes et hommes, OUI à des retraites dignes !

Assemblée générale féministe le MARDI 17 DÉCEMBRE, 18h30, salle des conférences, Bourse du travail




Source: Rebellyon.info