Samedi dernier (le 14/09/2019) avait lieu l’acte 44 des Gilets Jaunes à Lyon. RDV 13h sur Place Bellecour.

Retour sur l’Acte 44 à Lyon : Sur-présence policière et répression

Contrôlée en amont sur le quai Saint-Antoine notre équipe de reporter c’est ainsi faite confisquer l’ensemble de son matériel de protection. Arrivée sur Bellecour on ne peut malheureusement que constater le sur-nombre des forces de l’ordre. Les Gilets Jaunes ont dû se décaler place Antonin Poncet (la place Bellecour étant occupé par les fêtes consulaires ). Le cortège n’a pas encore bougé qu’il est encerclé par les FO laissant pour seule issue la direction des quais du Rhône. C’est le début d’un encadrement total des manifestant.e.s : jusqu’à la fin de la manifestation, c’est la préfecture qui décidera du parcours plaçant ses chiens de garde à chaque intersections, rues et passages. Le but ? Éloigner les manifestant.e.s du centre ville, les isoler, les invisibiliser puis les amener à un point stratégique pour tranquillement les réprimer. Beaucoup de personnes seront par conséquent empêché.e.s de rejoindre le cortège tout au long de l’après-midi. C’est définitivement la fin du droit de manifester…

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Le cortège regroupant entre 500 et 1000 manifestant s’élance tout de même vers 13h30. À la première intersection les CRS exhibent leur beau canon à eau afin d’impressionner tout le monde (canon à eau qui sera complété par toute une armada : hélicoptère, drone, bateau…) . On assiste ensuite à une lamentables protection du capital avec la police protégeant corps et âme le SOFITEL !

Retour sur l’Acte 44 à Lyon : Sur-présence policière et répression
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Quelques centaines de mètre plus loin le cortège est de nouveau stoppé par la gendarmerie, le commissaire de police indiquant tout simplement qu’il faut sagement suivre le chemin qu’on nous propose, que « c’est con mais c’est comme ça » ! Les esprit commence à s’échauffer, pris pour du bétail, le cortège tente de rebrousser chemin en vain : les gendarmes ont pris les manifestant.e.s en étau. Débute alors un premier gazage.

Retour sur l’Acte 44 à Lyon : Sur-présence policière et répression
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Alors que nombreuse personne sont incommodé.e.s par les lacrymos la gendarmerie continue de resserrer l’étau. C’est à coup de matraques et de gazeuse que les manifestant.e.s se voit obligé.e.s d’emprunter le pont Gallieni. Une personne âgé est au sol.

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De l’autre côté du pont c’est encore une armée de CRS qui accueil le cortège. Ce dernier prend alors la direction de Gerland. Puis quelques centaines de mètres plus loin, la BAC débarque ! Alors que les manifestant.e.s sont coincé.e.s entre d’un côté la base militaire et de l’autre le Rhône, les gendarmes pousse les cortèges par derrières et la BAC (placés à l’avant) enchaînent les gazages et les tirs de LBD. Plusieurs blessés sont à déplorer, de nombreux manifestant se disperses, notre équipe aussi.

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Pour résumé, 11 personnes ont été arrêtés, des médics attaqués et des blesser sont à déplorer. Les manifestant.e.s malgré leur détermination ont été impuissants face à l’ampleur de l’arsenal répressif. Par leurs effectifs, leurs moyens et leur méthodes les forces de l’ordre avait un contrôle total de cet acte 44 à Lyon. Le droit de manifester a encore une fois été bafoué en bonne et due forme ! Un exemple très alarmant des dérives autoritaires du pouvoir.

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Mais alors que faire face à cette situation ? Si certes les manifestations ne font plus masse comme il y à quelques mois ils faut aussi réaliser que les méthodes de maintien de l’ordre ont changés et se sont radicalisés bafouant toujours plus les libertés (exemple de l’échec du contre-sommet anti-G7…). Ils semble ainsi nécessaire et urgent de s’interroger sur nos luttes et nos modes d’actions. En effet ce ne sont pas les possibilité qui manque : sabotage, blocage, occupation, réquisition… sont tant d’outil à notre disposition ! Tandis que de jour en jours l’État et sa police se prépare à mieux nous brider n’oublions pas que c’est notre imprévisibilité et notre radicalité qui feront notre victoire face aux oppresseurs !

Les Gueulard.e.s

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Article publié le 17 Sep 2019 sur Rebellyon.info