Octobre 19, 2020
Par Le Numéro Zéro
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Ce samedi 17 octobre, plus de 500 personnes se sont rassemblées à Lyon sur la place Bellecour.

Le dispositif de maintien de l’ordre est disproportionné : toute une armada de policiers et gendarmes, grille anti-émeute, canon à eau, drone, hélicoptère… Pour quelques centaines de manifestant.es. Toutes les sorties de la place Bellecour sont bouclées par les FDO (Forces De l’Ordre), et les fouilles sont systématiques pour les personnes qui tentent de rejoindre la manifestation.

Malgré ce dispositif ultra sécuritaire, quelques dizaines de manifestant.es tentent une offensive pour sortir de la place Bellecour en direction de la place des Jacobins, quelques projectiles sont lancés vers les FDO, la riposte des gendarmes ne tarde pas et du gaz lacrymogène est lancé à tout va sur une grande partie de la place.

Et #fakenews que certains médias ont propagé, la police n’a été victime d’aucun tir de mortier. Si effectivement des feux d’artifice ont été tirés, ces derniers étaient dirigés en l’air, largement au-dessus de quelconques individus.

L’usage de gaz lacrymogène est disproportionné, les FDO forcent la manifestation hors de Bellecour en direction des quais du Rhône jusqu’à Gerland en mettant en place une véritable nasse mobile.

Malgré les charges et gazage intensifs, quelques tags apparaissent, le long des quais du Rhône.

À Gerland il ne reste plus qu’une centaine de personnes quand les forces de l’ordre se mettent à déclarer des ordres sans aucun sens : ces derniers demandent la dispersion, mais bloquent toutes les issues ou alors vont même jusqu’à entrer dans une supérette pour suivre des manifestants qui viennent chercher des boissons.

Pour continuer dans l’absurde, des gendarmes jettent et enlèvent des barrières de sécurité situées sur la route, pour la sécurisation d’un chantier… Une centaine de mètres plus loin, les manifestant.es subissent à nouveau d’intenses tirs de grenade lacrymogène alors qu’ils tentent de sortir du parcours imposé par les FDO.

Quelques minutes plus tard, devant l’université Claude-Bernard, la manifestation prend fin, la police et la gendarmerie décide de procéder à un contrôle d’identité de toutes les personnes (manifestant.es, street medic et journalistes) à l’intérieur de la nasse.

Plusieurs interpellations et G.A.V sont à déplorer, dont une musclée durant la manifestation.

Pour la liberté de manifester ! Face aux gangrènes libérale, capitaliste, raciste, écocidaire et fasciste ; il y aura toujours des résistant.es pour s’y opposer !




Source: Lenumerozero.info