En 2011, des militant·e·s anticorrida du CRAC (Comité radicalement anticorrida) se sont introduit·e·s et enchaîné·e·s au milieu de l’arène pour empêcher ce massacre.

La réponse des aficionados (passionnés de corrida) a été d’une extrême violence. Ils ont roué de coups les militant·e·s au sol et les ont attaqué·e·s avec un puissant jet d’eau en se positionnant très proche des visages. Près d’une vingtaine d’afioc’ ont été jugés et condamnés pour ces actes violents, dont le maire de la ville, Serge Reder, qui s’en tire avec une amende de 1 500 euros.

Depuis ce jour, à Rodilhan, une grande opposition militante anticorrida s’est formée et elle se mobilise chaque année par centaines pour empêcher ces mises à mort et faire entendre la voix des opprimé·e·s.

Le rendez-vous est donné dimanche 27 octobre à 9h au gymnase de Rodilhan.

Cette année, environ 500 militant·e·s anticorrida sont venu·e·s manifester, et 200 gendarmes ont été mobilisés ainsi qu’un hélicoptère et deux drones, plusieurs camions antiémeutes et des barricades.

Toute la ville était bouclée et le périmètre autour de l’arène était complètement cadenassé.

Les voitures sont fouillées et invitées à rester garées dans un périmètre restreint près du gymnase. Personne n’échappe au fichage de masse et aux fouilles. Les gendarmes procéderont même à une seconde fouille alors que le cortège a commencé à s’élancer.


Article publié le 14 Nov 2019 sur Paris-luttes.info