Avril 26, 2018
Par Rebellyon
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Salut compagnon.nes de lutte !

J’ai écrit ce texte un peu à chaud sur l’AG étudiante du 23 avril 2018 à Lyon 2 sur les quais, si nous pourrions relayer ce texte fait par moi que je signe sous mon pseudo. Le voici :

“J’aimerai parler tout d’abord du fonctionnement d’AG

Parfois je ne me sens pas inclu de par la façon dont nous participons (applaudissement ou non suivant si nous sommes d’accord ou pas, vote à main levée, etc…) même si je suis politisé c’est à dire que j’ai analyser historiquement ce que je vis, ce que ma famille et mes proches vivent et ont vécu et que je pense savoir d’où je viens et d’ou viennent les AG

J’aimerai proposer de nous organiser par petits groupes d’analyser le/les problème/s que nous rencontrons et la situation (fait historique sur l’université (qui l’a créée, quand, pourquoi, pour qui), choix d’orientation des politiques dans l’histoire de l’université et l’éducation. Connaître nos conditions d’étudiant.es et personnels de l’université.
Car toutes les personnes qui mettent les pieds à l’université sont concerné.es. Mais n’oublions que par rapport à d’autres aller à la fac est un privilège !

Afin de tisser une ligne qui nous rappelle nos conditions en prenant en compte les intersectionnalités.

J’aimerai insister la dessus sur les privilèges et les inconvénients que certaines personnes ont ou pas ! Et rabâcher encore une fois que des personnes ont lutté pour obtenir voir arracher ces droits que les classes et communautés dirigeantes ne nous ont pas donné, ne l’oublions pas !

Et qu’à chaque fois qu’on se repose sur nos acquis on nous propose soit de continuer à nous les retirer un par un, soit revenir en arrière mais de toute manière ce sont des reculs…

Travaillons par petits groupes sur nos condition de vie, ce que nous vivons suivant les places que nous avons dans la société afin de comprendre nos intérêts de classes et de nos communautés.

Je propose pour cela des AG en non mixité choisie pour : les meufs, les LGBTQIA+, les personnes racisé.es, les personnes étrangères et toutes personnes ne se sentant pas inclue ou ressentant le besoin de parler de ces conditions spécifiques par rapport à ses conditions (culturelles, religieuses, de classe sociale, de genre, d’orientation sexuelle, etc).

Les AG sont déjà une forme de non mixité choisie entre prolétaires sans bourgeoisie capitaliste.

J’ai pris conscience que ces problèmes resortaient en lisant des faits rapportés d’autres universités lycées et jeunes en luttent.

Maintenant les stratégies qui ont été adoptées ou qui seront adoptées elles peuvent bien sûr se discuter et je comprends que certaines et certains veulent l’unité mais je préfère bien mieux plusieurs formes de ripostes solidaires plutôt qu’une seule qui mettraient en péril le mouvement et pourrait encore créer des laissé.e.*.s pour compte.

Nous pourrions accepter toutes les différentes formes de lutte car la est peut être notre force dans la diversité !

De cette façon nous pourrions utiliser toutes les brèches afin de construire de meilleures conditions de vie à travers toutes les brèches que nous laissent entrevoir le système.

Ce qui fait notre force n’est pas forcément de tout savoir sur tout, sinon nous nous installons en plein dans le libéralisme ou chaque personne capitalise des savoirs et est en concurrence avec les autres, mais plutôt dans la connaissance de chacun et chacune de nos conditions dans nos différentes expériences et partager notre savoir en le mettant à disposition de toutes et tous pendant la mobilisation !

Le savoir c’est le pouvoir alors partageons le, donnons nous des outils et trouvons des compagnonnes et compagnons de lutte !

Exemple : je suis précaire depuis 4 ans, j’ai rencontré le monde du travail et le patronnât sans diplôme ni expérience et j’ai fait des tafs penibles. Je suis prolétaire et isolé (pas syndiqué pour cause d’instabilité entre précarité, chômage et travail). Je suis né homme mais non-binaire, blanc et valide. Physiquement et mentalement je me suis épuisé pour ne toujours pas être sorti de cette précarité. Je suis précaire ! Et en plus je souhaite reprendre les études l’année prochaine mais la sélection est en train d’être mise en place et nouveauté depuis début d’année 2018 les nouvelles conditions d’accès à la bourse me sont plus difficiles. Je suis boursier et futur étudiant.

J’ai donc des privilèges et des inconvénients mais ceux ci ne sont peut être pas les mêmes que mes compagnonnes et compagnons.

J’espère que mes analyses et revendications prendront formes dans nos luttes.

Afin de pouvoir dépasser nos conditions et de lutter ici et maintenant, et partout dans nos vies tout le temps !

Prenez soin de vous

Force à vous toutes et tous

Et n’oubliez pas « la ou nul n’obéit personne ne commande »

Et n’inversons pas les oppressions systémiques entre nous mais APPRENONS À LESCONSTRUIRE

Merci d’avance

Longue vie aux luttes sociales et à nous

L’architecte




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