Juin 25, 2021
Par Lille Alternataire
218 visites


Liste sans doute pas exhaus­tive de bou­quins emprun­ta­bles au Centre Culturel Libertaire, en lien avec les luttes au Mexique, Chiapas, et le mou­ve­ment zapa­tiste.

Mexique, Chiapas et Zapatistes, Revue Solidaires International, 2013

Dossier assez large sur l’his­toire des luttes au Mexique.

Zapata est vivant ! : l‚Äôinsur¬≠rec¬≠tion des indi¬≠g√®¬≠nes du Chiapas racont√©e par eux-m√™mes, Rovira Guiomar, 1995

‚ÄúSes mots de ¬ę Terre et libert√© ¬Ľ res¬≠taient grav√©s dans le brillant du ciel. Et l‚Äôesprit mil¬≠l√©¬≠na¬≠riste l‚Äôa res¬≠sus¬≠cit√©. Les mots de ¬ę Zapata est vivant, la lutte conti¬≠nue ¬Ľ ont √©t√© peints sur les murs du Mexique tout entier. Les vieux comp¬≠tes √† r√©gler dans ce si√®cle ont resurgi renou¬≠ve¬≠l√©s, des causes qui n‚Äôavaient jamais √©t√© men√©es jusqu‚Äôau bout ont √©t√© repri¬≠ses et l‚Äôhis¬≠toire s‚Äôest remise en mou¬≠ve¬≠ment, comme si le pas¬≠sage du temps n‚Äôavait pas exist√©. Zapata est revenu che¬≠vau¬≠cher aux c√īt√©s du peuple en armes, aux c√īt√©s des pau¬≠vres et de ceux qui n‚Äôont pas de terres. Au Chiapas, les Indiens ont de nou¬≠veau empoi¬≠gn√© leurs machet¬≠tes et leurs fusils, et ils ont de nou¬≠veau crois√© les car¬≠tou¬≠chi√®¬≠res sur leur poi¬≠trine. Mais qui donc a dit que Zapata √©tait mort ?‚ÄĚ

Avec les peu¬≠ples du Chiapas : notes pour com¬≠pren¬≠dre et sou¬≠te¬≠nir un an d‚Äôinsur¬≠rec¬≠tion zapa¬≠tiste au Mexique, OCL, 1995

Supplément à Courant alter­na­tif, mai 1995.

Irma, femme du Chiapas : entre r√©volte zapa¬≠tiste et vie quo¬≠ti¬≠dienne / Stutz, √Člisabeth (1998)

Le sou¬≠l√®¬≠ve¬≠ment des Indiens de l‚Äô√Čtat mexi¬≠cain du Chiapas a √©t√© lar¬≠ge¬≠ment popu¬≠la¬≠ris√©, tant par les √©crits du tr√®s m√©dia¬≠ti¬≠que sous-com¬≠man¬≠dant Marcos, que par ceux de per¬≠son¬≠na¬≠li¬≠t√©s comme R√©gis Debray, Danielle Mitterrand, le chan¬≠teur Manu Chao, ou le cin√©aste Ken Loach. Par contre, le point de vue de la base a √©t√© rare¬≠ment mis en avant, encore moins celui des femmes. Le t√©moi¬≠gnage de cette m√®re de famille, simple pay¬≠sanne, recueilli par une socio¬≠lo¬≠gue pen¬≠dant plu¬≠sieurs mois pass√©s chez elle, nous r√©v√®le un aspect tota¬≠le¬≠ment m√©connu de la r√©volte zapa¬≠tiste : com¬≠ment vit et ce que pense, dans un milieu tou¬≠jours fon¬≠ci√®¬≠re¬≠ment machiste malgr√© les affir¬≠ma¬≠tions √©galitaristes, une femme au cŇďur d‚Äôun conflit dont elle est partie pre¬≠nante mais dont les enjeux la d√©pas¬≠sent et l‚Äôangois¬≠sent.

Le Feu et la parole / Mu√Īos Ramirez, Gloria (2003)

Ce livre n’est pas un livre de plus dans la lit­té­ra­ture déjà abon­dante consa­crée au mou­ve­ment zapa­tiste mais le seul à être vrai­ment issu de l’EZLN. Il rend fidè­le­ment compte de ses posi­tions. Il sort à l’occa­sion des dix ans du sou­le­ve­ment des com­bat­tants zapa­tis­tes le 1er jan­vier 1994 et des 20 ans de la créa­tion de l’EZLN

Contes Rebelles, sous-com­man­dant Marcos (2014)

Vingt ans apr√®s le 1er jan¬≠vier 1994, les zapa¬≠tis¬≠tes sont tou¬≠jours l√†. Entre-temps, ils ont cons¬≠truit une autre r√©a¬≠lit√© sociale et une d√©mo¬≠cra¬≠tie radi¬≠cale d‚Äôauto¬≠gou¬≠ver¬≠ne¬≠ment. Mais l‚Äôhis¬≠toire du zapa¬≠tisme, c‚Äôest aussi la pro¬≠fu¬≠sion des his¬≠toi¬≠res que le sous-com¬≠man¬≠dant Marcos ne cesse de raconter : celles du vieil Antonio ‚Äď porte-parole d‚Äôun ima¬≠gi¬≠naire indien d√©concer¬≠tant ‚Äď, du sca¬≠ra¬≠b√©e Durito ‚Äď infime insecte se pre¬≠nant pour Don Quichotte ‚Äď, ou encore de ces enfants intr√©¬≠pi¬≠des qui infli¬≠gent d√©faite sur d√©faite au stra¬≠t√®ge de l‚ÄôEZLN.

Ces contes nous invi­tent à écouter la parole de ceux que l’on n’écoute pas. Ils sont portés jusqu’à nous par la per­son­na­lité et la voix de 12 lec­teurs et lec­tri­ces, pour inten­si­fier le plai­sir de les savou­rer, enri­chir notre propre ima­gi­naire et inter­ro­ger nos prin­ci­pes de vie.

EZLN : 20 et 10, le feu et la parole, Mu√Īoz Ram√≠rez, Gloria (2004)

Le 1er jan¬≠vier 1994, l‚ÄôEZLN (Arm√©e zapa¬≠tiste de lib√©¬≠ra¬≠tion natio¬≠nale) se sou¬≠l√®ve au Chiapas contre le gou¬≠ver¬≠ne¬≠ment de Mexico, une ¬ę mesure ultime, mais juste ¬Ľ pour chan¬≠ger le monde, ¬ę le rendre plus libre, plus d√©mo¬≠cra¬≠ti¬≠que, c‚Äôest-√†-dire plus humain ¬Ľ. Quelque peu oubli√©es depuis, ces com¬≠mu¬≠nau¬≠t√©s indien¬≠nes en r√©bel¬≠lion conti¬≠nuent pour¬≠tant leur combat. De 1997 √† 2003, Gloria Mu√Īoz Ram√≠rez a par¬≠tag√© leur vie et en tire ce beau t√©moi¬≠gnage. Remontant au 17 novem¬≠bre 1983, date de fon¬≠da¬≠tion de l‚ÄôEZLN, com¬≠pa√Īe¬≠ros des bases d‚Äôappui et sol¬≠dats insur¬≠g√©s par¬≠lent avec leurs mots sim¬≠ples des dix ann√©es de pr√©¬≠pa¬≠ra¬≠tion, ¬ę jusqu‚Äô√† ce qu‚Äôarrive le jour de la guerre de 1994 ¬Ľ.

Le r√©cit tra¬≠verse ensuite les √©tapes d‚Äôune confron¬≠ta¬≠tion qui s‚Äôappuie ¬ę d‚Äôabord [sur] la pra¬≠ti¬≠que et ensuite [sur] la th√©o¬≠rie ¬Ľ, a ouvert des espa¬≠ces de dia¬≠lo¬≠gue et de ren¬≠contre avec la ¬ę soci√©t√© civile ¬Ľ, pour sortir de la logi¬≠que guer¬≠ri√®re des d√©buts. Au long du r√©cit (super¬≠be¬≠ment mis en page et illus¬≠tr√©) trans¬≠pa¬≠ra√ģt l‚Äôorgueil que donne aux zapa¬≠tis¬≠tes le sen¬≠ti¬≠ment de mener une lutte ¬ę dont, disent-ils, nous voyons, vivons et pro¬≠dui¬≠sons les avan¬≠c√©es ¬Ľ.

Hommes de ma√Įs, coeurs de braise / Collectif (2002)

Depuis 1994 avec le succès tac­ti­que des escar­mou­ches zapa­tis­tes, les Indiens du Mexique sont entrés en effer­ves­cence.

Cette réac­tion de défense des com­mu­nau­tés a fait tache d’huile, s’appuyant sur la tra­di­tion, comme sur l’utopie, échappant pres­que tou­jours aux car­cans idéo­lo­gi­ques.

Des voya¬≠geurs s√©duits par ce mou¬≠ve¬≠ment, contre l‚Äôordre mar¬≠chand, lais¬≠sent conter les hommes et les femmes de ma√Įs qui sont la po√©sie et la sagesse m√™mes. La machette hors du four¬≠reau, ces par¬≠ti¬≠sans de la com¬≠mu¬≠naut√© humaine r√©fu¬≠tent en actes le nihi¬≠lisme mar¬≠chand d‚Äôun monde-machi¬≠nes qui s‚Äôobs¬≠tine de plus en plus et par¬≠tout √† tra¬≠quer la vie !

La Commune d‚ÄôOaxaca : chro¬≠ni¬≠ques et consi¬≠d√©¬≠ra¬≠tions, Lapierre, Georges (2008)

Dans le sud du Mexique, ¬ę √† Oaxaca, la d√©so¬≠b√©is¬≠sance civile est tr√®s pr√®s de deve¬≠nir un sou¬≠l√®¬≠ve¬≠ment popu¬≠laire qui, loin de s‚Äô√©puiser, gran¬≠dit et se radi¬≠ca¬≠lise jour apr√®s jour. Le mou¬≠ve¬≠ment a cess√© d‚Äô√™tre une lutte tra¬≠di¬≠tion¬≠nelle de pro¬≠tes¬≠ta¬≠tion et a com¬≠menc√© √† se trans¬≠for¬≠mer en un embryon de gou¬≠ver¬≠ne¬≠ment alter¬≠na¬≠tif. Les ins¬≠ti¬≠tu¬≠tions gou¬≠ver¬≠ne¬≠men¬≠ta¬≠les loca¬≠les sont des coquilles qui se vident chaque jour plus de toute auto¬≠rit√©, tandis que les assem¬≠bl√©es popu¬≠lai¬≠res devien¬≠nent des ins¬≠tan¬≠ces dont √©mane un nou¬≠veau mandat poli¬≠ti¬≠que. Les choses vont vite et l‚Äôexem¬≠ple de la com¬≠mune nais¬≠sante d‚ÄôOaxaca est loin de se cir¬≠cons¬≠crire √† sa loca¬≠lit√© ¬Ľ. (La Jornada, 25 juillet 2006.)

Dossier Chiapas

Contient dif¬≠f√©¬≠rents docu¬≠ments, revues ¬°Ya basta !, Ab irato, Solidarit√© Chiapas.

Depuis les mon¬≠ta¬≠gnes du sud est mexi¬≠cain : textes rela¬≠tifs √† la guerre indienne du Chiapas

Du pre¬≠mier ouvrage sous-titr√© ¬ę Textes rela¬≠tifs √† la guerre indienne au Chiapas ¬Ľ, court mais tr√®s soign√©, au ton mili¬≠tant plus qu‚Äôana¬≠ly¬≠ti¬≠que, on retien¬≠dra une appro¬≠che per¬≠ti¬≠nente des raci¬≠nes ¬ę ancien¬≠nes ¬Ľ du sou¬≠l√®¬≠ve¬≠ment zapa¬≠tiste. Dans cet Etat, qui, ¬ę depuis 1974, s‚Äôest embras√© et a √©t√© d√©vast√© ¬Ľ, cette petite guerre est demeu¬≠r√©e silen¬≠cieuse et √©touff√©e. Entre 1982 et 1985, 525 pay¬≠sans furent assas¬≠si¬≠n√©s au Mexique pour des rai¬≠sons poli¬≠ti¬≠ques : 70 % d‚Äôentre eux le furent dans les Etats de Oaxaca et du Chiapas.

Plus ambi¬≠tieux, le second ouvrage, com¬≠pi¬≠la¬≠tion de textes d‚Äôauteurs pres¬≠que tous mexi¬≠cains, ana¬≠lyse √† la fois le sou¬≠l√®¬≠ve¬≠ment zapa¬≠tiste et la crise finan¬≠ci√®re, rom¬≠pant d√©li¬≠b√©¬≠r√©¬≠ment avec les th√®ses du moment : ce n‚Äôest pas l‚Äôinsur¬≠rec¬≠tion d‚Äôune dizaine d‚Äôindi¬≠g√®¬≠nes qui pro¬≠vo¬≠que l‚Äôaffais¬≠se¬≠ment brutal de l‚Äô√©conomie, mais bien les erre¬≠ments d‚Äôun sys¬≠t√®me √©conomique vic¬≠time de ses pro¬≠pres contra¬≠dic¬≠tions et un pou¬≠voir √† bout de souf¬≠fle. On regret¬≠tera sim¬≠ple¬≠ment le peu de res¬≠pect de l‚Äô√©diteur pour le lec¬≠teur (et les auteurs) tant l‚Äôouvrage est jonch√© de coquilles, et cer¬≠tains textes tra¬≠duits de l‚Äôespa¬≠gnol en cha¬≠ra¬≠bia plut√īt qu‚Äôen fran¬≠√ßais. Source

√Čchos du Mexique indien et rebelle, D‚Äôell Umbria Alessi (2010)

Cinqui√®me volume de la s√©rie ¬ę Les Livres de la jungle ¬Ľ, d√©di√©e aux peu¬≠ples indiens d‚ÄôAm√©rique, ces √Čchos du Mexique indien et rebelle com¬≠pren¬≠nent deux brefs essais √©crits √† l‚Äôautomne 2009, ¬ę La gue¬≠la¬≠guetza d‚ÄôOaxaca ¬Ľ et ¬ę Les terres com¬≠mu¬≠na¬≠les de Santa Mar√≠a Ostula ¬Ľ, suivis du ¬ę Manifeste d‚ÄôOstula ¬Ľ, pro¬≠cla¬≠ma¬≠tion en juin 2009 du Congr√®s natio¬≠nal indi¬≠g√®ne du Mexique. Al√®ssi Dell‚ÄôUmbria, auteur de Histoire uni¬≠ver¬≠selle de Marseille, de l‚Äôan mil √† l‚Äôan deux mille (Agone, 2006) et de C‚Äôest de la racaille ? Eh bien, j‚Äôen suis ! (L‚Äô√Čchapp√©e, 2006), a col¬≠la¬≠bor√© √† dif¬≠f√©¬≠ren¬≠tes revues de cri¬≠ti¬≠que sociale. Il vient de publier La Rage et la R√©volte aux √©ditions Agone. Dans la gue¬≠la¬≠guetza indi¬≠g√®ne, la reconnais¬≠sance est fond√©e sur le carac¬≠t√®re r√©ci¬≠pro¬≠que de l‚Äôoffrande. Le don ini¬≠tial engage qui le re√ßoit : et le res¬≠pect de cet enga¬≠ge¬≠ment √©tablit la reconnais¬≠sance. Dans la Guelaguetza gou¬≠ver¬≠ne¬≠men¬≠tale, l‚Äôoffrande n‚Äôappelle plus aucun don de retour : elle est pure¬≠ment repr√©¬≠sen¬≠t√©e, elle n‚Äôest pas offrande √† un autre mais √† la foule ano¬≠nyme des citoyens oaxa¬≠que√Īos invi¬≠t√©e par l‚Äôins¬≠tance supr√™me, le gou¬≠ver¬≠neur.

La Voie du jaguar : un point de vue sur le mou¬≠ve¬≠ment social dans l‚Äô√Čtat d‚ÄôOaxaca au Mexique / Lapierre, Georges (2008)

Conversations de Georges Lapierre avec Rubén Valencia et David Venegas sur le mou­ve­ment social dans l’Etat d’Oaxaca au Mexique.

Dans la ville d‚ÄôOaxaca, l‚Äôinsur¬≠rec¬≠tion des quar¬≠tiers popu¬≠lai¬≠res a pu se d√©ve¬≠lop¬≠per et cons¬≠ti¬≠tuer une menace r√©elle pour le pou¬≠voir parce qu‚Äôelle a su renouer tr√®s vite avec un mode de vie com¬≠mu¬≠nau¬≠taire, dont elle retrou¬≠vait les auto¬≠ma¬≠tis¬≠mes au fur et √† mesure de son d√©ploie¬≠ment (…)

La Nuit de Tlatelolco, Histoire orale d‚Äôun mas¬≠sa¬≠cre d‚Äô√Čtat, Poniatowska, Elena, 2014

Alors que le monde pliait sous la fronde d’une jeu­nesse rebelle, le Mexique aussi connais­sait un impo­sant mou­ve­ment étudiant. Dix jours avant le début des Jeux olym­pi­ques de Mexico, sous les yeux de la presse inter­na­tio­nale, l’armée assas­sina plu­sieurs cen­tai­nes de mani­fes­tants.

Cette his­toire sociale est racontée ora­le­ment par celles et ceux qui avaient l’espoir de chan­ger le Mexique. Elena Poniatowska leur a donné la parole en col­lec­tant des cen­tai­nes de témoi­gna­ges, entre­cou­pés d’extraits de presse, de slo­gans, dans une cons­truc­tion chro­no­lo­gi­que hale­tante.

Livre r√©f√©¬≠rence, √©dit√© pour la pre¬≠mi√®re fois en 1971 au Mexique, La Nuit de Tlatelolco visait sur¬≠tout √† r√©ta¬≠blir la v√©rit√© his¬≠to¬≠ri¬≠que. Pr√®s de cin¬≠quante ans apr√®s les faits, face √† l‚Äôimpu¬≠nit√© per¬≠sis¬≠tante des res¬≠pon¬≠sa¬≠bles au sein de l‚Äôappa¬≠reil d‚Äô√Čtat, les reven¬≠di¬≠ca¬≠tions de jus¬≠tice et de m√©moire col¬≠lec¬≠tive conti¬≠nuent de r√©son¬≠ner sous le slogan ¬ę Le 2 octo¬≠bre ne s‚Äôoublie pas. ¬Ľ

La pala­bra del agua, Touati, Anna, 2012

Radio √Ďomndaa est une radio com¬≠mu¬≠nau¬≠taire, embl√©¬≠ma¬≠ti¬≠que des pro¬≠jets de com¬≠mu¬≠ni¬≠ca¬≠tion indi¬≠g√®ne au Mexique. Elle s‚Äôins¬≠crit dans le pro¬≠ces¬≠sus d‚Äôauto¬≠no¬≠mie du peuple amuzgo.

Le livre revient sur l‚Äôhis¬≠toire et le r√īle de ces radios au Mexique, et sur les ques¬≠tions sou¬≠le¬≠v√©es par le docu¬≠men¬≠taire. Un entre¬≠tien avec des mem¬≠bres de Radio √Ďomndaa illus¬≠tre la vision et l‚Äôaction de ce col¬≠lec¬≠tif. Une conver¬≠sa¬≠tion avec la jour¬≠na¬≠liste mexi¬≠caine Gloria Mu√Īoz Ramirez retrace les enjeux his¬≠to¬≠ri¬≠ques et actuels des pro¬≠ces¬≠sus d‚Äôauto¬≠no¬≠mie au Mexique.

√Ä l‚Äôheure o√Ļ le Mexique tra¬≠verse une grave crise poli¬≠ti¬≠que et sociale, La Parole de l‚Äôeau nous rap¬≠pelle que le mou¬≠ve¬≠ment pour l‚Äôauto¬≠no¬≠mie est la seule r√©ponse √† la vio¬≠lence ins¬≠ti¬≠tu¬≠tion¬≠nelle.

Duro com¬≠pa√Ī[email protected] ! Oaxaca 2006 : r√©cits d‚Äôune insur¬≠rec¬≠tion mexi¬≠caine, Rosen-Cros, Pauline (2010)

Mexique, 2006 : une ville enti√®re se sou¬≠l√®ve contre un gou¬≠ver¬≠neur d√©test√© et contre tout un sys¬≠t√®me √©conomique et social auto¬≠ri¬≠taire. Plusieurs atta¬≠ques de la police sont repous¬≠s√©es par les habi¬≠tants, qui bar¬≠ri¬≠ca¬≠dent leur ville et s‚Äôorga¬≠ni¬≠sent au sein de l‚ÄôAssembl√©e popu¬≠laire des peu¬≠ples d‚ÄôOaxaca (APPO). Pendant six mois, ils com¬≠bat¬≠tent l‚Äô√Čtat au quo¬≠ti¬≠dien et ten¬≠tent d‚Äôins¬≠tau¬≠rer un nouvel ordre social. Cette lutte mul¬≠ti¬≠forme ras¬≠sem¬≠ble des sec¬≠teurs extr√™¬≠me¬≠ment vari√©s de la popu¬≠la¬≠tion et s‚Äô√©tend dans tout l‚Äô√Čtat.

Au-delà des passe-mon­ta­gnes du sud-est mexi­cain, Collectif (1996)

Ce texte a √©t√© √©crit en 1996, √† la suite du sou¬≠l√®¬≠ve¬≠ment men√© au Chiapas (Mexique) par l‚ÄôArm√©e zapa¬≠tiste de lib√©¬≠ra¬≠tion natio¬≠nale (EZLN) en 1994, et en r√©ac¬≠tion au grand mou¬≠ve¬≠ment de soli¬≠da¬≠rit√© que cette insur¬≠rec¬≠tion a engen¬≠dr√©. C‚Äôest un texte cri¬≠ti¬≠que, un peu dat√© par rap¬≠port √† la situa¬≠tion du Mexique aujourd‚Äôhui, mais qui pose des ques¬≠tions cru¬≠cia¬≠les pour qui¬≠conque est int√©¬≠ress√© par l‚Äô√©mancipation des pro¬≠l√©¬≠tai¬≠res, et convaincu qu‚Äôelle ne se fera que par eux-m√™mes. Pour com¬≠pren¬≠dre une r√©volte dans ses impli¬≠ca¬≠tions mat√©¬≠riel¬≠les, ici dans un pays o√Ļ se jouent de nou¬≠veaux rap¬≠ports capi¬≠tal/tra¬≠vail, et au-del√† des chants lyri¬≠ques de ses faux repr√©¬≠sen¬≠tants.

Je ne paie pas le loyer, je fais la gr√®ve ! Taibo II, Paco Ignacio, 2008

Une grève de loca­tai­res à Mexico en 1922.

1920, est une date capi­tale dans l’his­toire de la Révolution Mexicaine et c’est aussi l’année de la créa­tion du Parti Communiste Mexicain.

Deux ans plus tard, des loca­tai­res de Mexico déci­dent de se mettre en grève pour pro­tes­ter contre l’état insa­lu­bre des appar­te­ments et le prix abusif des loyers.

Le mou¬≠ve¬≠ment n√© de l‚Äôini¬≠tia¬≠tive d‚Äôun tout petit groupe de jeunes anar¬≠cho-syn¬≠di¬≠ca¬≠lis¬≠tes, conna√ģt une ampleur consi¬≠d√©¬≠ra¬≠ble.

L’écrivain Paco Ignacio Taibo II retourne à son pre­mier tra­vail d’his­to­rien du mou­ve­ment ouvrier. Avec son esprit d’indé­pen­dance, sa prose inci­sive et sa curio­sité d’intel­lec­tuel engagé et mili­tant il raconte et ana­lyse un évènement inex­pli­ca­ble­ment tombé dans l’oubli.

Une his­toire qui reste aujourd’hui exem­plaire.

Feuilleton mexi­cain, Paco Ignacio, 1996

À chaque fin de siècle, le Mexique brille des mille feux des grands chan­ge­ments sociaux.

En 1910, la dic­ta­ture de Porfirio Diaz tou­chant à sa fin a ouvert un espace aux reven­di­ca­tions de la terre et de la liberté qui avec la démo­cra­tie ont ouvert le Mexique à la moder­nité.

Le 1er jan­vier 1994, le cla­que­ment des fusils de l’EZLN a retenti dans les mon­ta­gnes pour annon­cer une tem­pête et une pro­phé­tie.

C’est au milieu des fêtes, des balles de fusils, de la mort et des révo­lu­tions qu’est née la Nation mexi­caine. Riche de sa variété, le Mexique offre son patri­moine au Monde.

À la suite de cet événement, un groupe de recher­ches, com­posé de cher­cheurs et de mili­tants mexi­cains et fran­çais, a été créé. Il a pour voca­tiond e par­ta­ger et d’appro­fon­dir les connais­san­ces de la réa­lité du Mexique contem­po­rain au tra­vers de ren­contres, de débats, d’actions de soli­da­rité, de col­lo­ques et de publi­ca­tions.

Avec la revue tri­mes­trielle Volcan-Tlalticpac et cette col­lec­tion, nous illus­tre­rons cer­tains aspects de l’iden­tité d’un peuple qui est une com­po­sante de l’Histoire uni­ver­selle. Groupe de recher­ches sur l’actua­lité du Mexique.

Mouvement social en Am√©rique latine : tome 1, 1987

Contient : La R√©volution mexi¬≠caine / J. Laurent. Le Sentier lumi¬≠neux / L. Joly. La Gauche colom¬≠bienne / ano¬≠nyme. Les Racines liber¬≠tai¬≠res du san¬≠di¬≠nisme / CNT Toulouse (1984). Les Anarchiste mexi¬≠cains. Les Anarchistes argen¬≠tins. Les R√©ductions gua¬≠ra¬≠nis. – Bibliogr. – Auto-impres¬≠sion.

Rendez-les-nous vivants ! Histoire orale des atta¬≠ques contre les √©tudiants d‚ÄôAyotzinapa, Gibler John, 2017

¬ę Le flic est arriv√© et il a braqu√© son gros cali¬≠bre sur ma t√™te. Il a d√Ľ h√©si¬≠ter : ‚ÄúJe le tue, main¬≠te¬≠nant ?‚ÄĚ ¬Ľ Erick Santiago Lopez, 22 ans, √©tudiant en deuxi√®me ann√©e.

La nuit du 26 sep¬≠tem¬≠bre 2014 √† Iguala, dans l‚Äô√Čtat de Guerrero au Mexique, 6 per¬≠son¬≠nes ont √©t√© assas¬≠si¬≠n√©es et 43 √©tudiants de l‚Äô√©cole rurale d‚ÄôAyotzinapa ont dis¬≠paru. Au Mexique, o√Ļ l‚Äô√Čtat et le nar¬≠co¬≠tra¬≠fic ont fusionn√©, o√Ļ plus de 29 000 per¬≠son¬≠nes sont por¬≠t√©es dis¬≠pa¬≠rues, cette tra¬≠g√©¬≠die a √©t√© celle de trop. ¬ę L‚Äôaffaire ¬Ľ des 43 √©tudiants d‚ÄôAyotzinapa a r√©veill√© la soci√©t√© mexi¬≠caine dans ses bases les plus pro¬≠fon¬≠des et a sus¬≠cit√© un √©lan de soli¬≠da¬≠rit√© inter¬≠na¬≠tio¬≠nale.

Le gou­ver­ne­ment s’est empressé de répan­dre de faus­ses rumeurs et de conclure l’enquête par des théo­ries aussi fumeu­ses que men­son­gè­res. John Gibler, lui, s’est rendu sur les lieux quel­ques jours après les faits pour com­pren­dre ce qui s’était passé. Pendant près d’un an, il s’est entre­tenu avec les res­ca­pés, les témoins des atta­ques et les parents des dis­pa­rus. Ce livre est fait de leurs voix.

Le Rendez-vous de Vicam, Hocquenghem, Joani (2008)

A l‚Äôappel des zapa¬≠tis¬≠tes du Chiapas, du Congr√®s indi¬≠g√®ne du Mexique et de la com¬≠mu¬≠naut√© yaqui de Vicam se sont r√©unis pour s‚Äô√©couter et se conna√ģ¬≠tre, du 11 au 14 octo¬≠bre 2007, pr√®s de six cents femmes et hommes, d√©l√©¬≠gu√©s par soixante-six peu¬≠ples vivant dans douze pays du conti¬≠nent appel√© Am√©rique par ses conqu√©¬≠rants.

Récits d’humi­lia­tion et d’exploi­ta­tion, de résis­tance et de rébel­lion, toutes d’émotion et de dignité, leurs paro­les ouvrent un chemin d’émancipation.

¬ę Nous sommes ensem¬≠ble pour unir nos forces en un seul cŇďur pour cons¬≠truire un nou¬≠veau projet de vie pour l‚Äôhuma¬≠nit√© contre les pro¬≠jets de mort et de des¬≠truc¬≠tion des pro¬≠gram¬≠mes n√©o¬≠li¬≠b√©¬≠raux capi¬≠ta¬≠lis¬≠tes. […] C‚Äôest l‚Äôhumble parole de notre Congr√®s natio¬≠nal indi¬≠g√®ne, espace qui a tou¬≠jours √©t√© ouvert √† toutes les sŇďurs et tous les fr√®res d‚ÄôAm√©rique et du monde. ¬Ľ

Les Veines ouver­tes de l’Amérique latine, Eduardo GALEANO (2017)

Voici l’his­toire impla­ca­ble du pillage d’un conti­nent. Nous sui­vons, siècle après siècle, et dans le moin­dre détail, la honte du méca­nisme qui a conduit à une dépos­ses­sion rui­nant les nations d’un des espa­ces les plus pro­met­teurs de l’uni­vers.

On ne s‚Äô√©tonnera pas que les mul¬≠ti¬≠na¬≠tio¬≠na¬≠les, mons¬≠tres hybri¬≠des des temps moder¬≠nes, op√®¬≠rent avec coh√©¬≠sion en cet ensem¬≠ble d‚Äô√ģles soli¬≠tai¬≠res qu‚Äôest l‚ÄôAm√©rique latine. Chaque pays plie sous le poids conju¬≠gu√© de ses divi¬≠sions socia¬≠les, de ses arm√©es, de ses poli¬≠ces qui l‚Äôenfon¬≠cent dans l‚Äô√©chec poli¬≠tico-√©conomique et une plus pro¬≠fonde mis√®re.

Des forces nou¬≠vel¬≠les se l√®vent. Ph√©nom√®ne de grande cons√©¬≠quence, l‚Äô√Čglise, long¬≠temps oppres¬≠sive, reprend la tra¬≠di¬≠tion √©vang√©lique des pre¬≠miers √Ęges et devient por¬≠teuse d‚Äôesp√©¬≠rance : elle est r√©so¬≠lu¬≠ment aux c√īt√©s des pau¬≠vres et des per¬≠s√©¬≠cu¬≠t√©s.

Cet ouvrage essen¬≠tiel sur l‚Äôexploi¬≠ta¬≠tion de l‚Äôhomme par l‚Äôhomme est √† l‚Äô√©chelle d‚Äôun conti¬≠nent. Ce livre, un grand clas¬≠si¬≠que, est lu et com¬≠ment√© dans les uni¬≠ver¬≠si¬≠t√©s nord-am√©¬≠ri¬≠cai¬≠nes ; il d√©nonce le talon d‚ÄôAchille des √Čtats-Unis : l‚ÄôAm√©rique cen¬≠trale et du Sud.

En bonus, quel­ques bro­chu­res d’info­kios­ques.net

Quelques idées sur le mou­ve­ment zapa­tiste

Ce texte a √©t√© publi√© en mars 2013 en espa¬≠gnol, par La letra armada, un col¬≠lec¬≠tif anti-auto¬≠ri¬≠taire du Mexique, et tra¬≠duit en fran¬≠√ßais en ao√Ľt 2013. Il s‚Äôagit d‚Äôune rapide pr√©¬≠sen¬≠ta¬≠tion du mou¬≠ve¬≠ment zapa¬≠tiste tel qu‚Äôil existe de nos jours, et d‚Äôune cri¬≠ti¬≠que de l‚Äôimpli¬≠ca¬≠tion d‚Äôanar¬≠chis¬≠tes dans ce mou¬≠ve¬≠ment.

Ces grai­nes qu’ils sèment

SOMMAIRE :

- Fragments d‚Äôune lutte

- De la r√©si¬≠gna¬≠tion √† la col√®re

- Les dames de la can¬≠tine

- Au nom du pair

- Violence(s)

À celles et ceux qui lut­tent, ici et là-bas, ceux qui se lèvent, celles qui vivent debout.

À celles et ceux qui nous ont ouvert leurs portes, et à ceux qui ont foutu le feu à celles du Palacio Nacional.

Ces his¬≠toi¬≠res sont les n√ītres. Ce sont les t√©moi¬≠gna¬≠ges de ce que nous avons vu, en stop, d‚Äôune fron¬≠ti√®re √† l‚Äôautre du Mexique. Ce sont des r√©cits, des fic¬≠tions, des repor¬≠ta¬≠ges, des r√©flexions. Elles √©manent d‚Äôun point de vue, le n√ītre, de ce que nous avons √©t√© capa¬≠bles de voir et de com¬≠pren¬≠dre. Nous sommes cons¬≠cients de leurs limi¬≠tes.

Nous croyons qu’elles méri­tent d’être lues, par­ta­gées, débat­tues. Elles peu­vent être pho­to­co­pillées, modi­fiées, tra­dui­tes, pro­pa­gées. C’est chau­de­ment conseillé.

D√©sormais, ces his¬≠toi¬≠res sont les v√ītres.




Source: Lille.cybertaria.org