Suite aux célébrations du Premier Mai, une vague de répression d’une violence inouie s’est abattue sur nos compagnons anarchosyndicalistes et anarchistes en Indonésie dans les villes de Jakarta, Makassar, Surabaya et Bandung.

Rien qu’à Bandung, la police a arrêté 619 jeunes, étudiants ou travailleurs précaires. Ils ont été regroupés, déshabillés, parqués et emmenées entassés en pick-up puis tondus et marqués à la peinture rouge. (cf. pour plus d’info et photos sur notre site : http://blog.cnt-ait.info/post/2019/05/02/INDONESIE-repression-premier-mai-2019)

Le mouvement anarchiste en Indonésie connaît une croissance régulière ces dernières années, attirant de plus en plus de jeunes qui rejettent les partis ou syndicats traditionnels, ainsi que les coutumes et traditions ancestrales et religieuses.

L’an passé, nos compagnons du PPAS avaient organisé une grève des chauffeurs UBER qui avait fortement irrité le KSPSI, le principal syndicat indonésien. Régulièrement, le KSPSI attaque les rassemblements de nos compagnons.

En prenant prétexte d’incidents mineurs survenus le 1er Mai dans différentes villes (et provoqués largement par la police et sa répression sauvage), le syndicat et la police ont trouvé le prétexte pour chercher à se débarrasser de nos compagnons en les désignant comme les organisateurs d’une vaste complot ourdi depuis l’étranger, certains journaux incriminant même l’AIT (notre internationale anarchosyndicaliste). Une véritable chasse à l’anarchosyndicaliste a été lancée par le Chef de la police d’Indonésie, relayée par les principaux journaux locaux.

Aujourd’hui, plusieurs personnes ont été arrêtées dont un de nos compagnons. Ils risquent de très lourdes peines. Nos compagnons ont besoin de notre solidarité, notamment financière.

Ceux qui souhaitent contribuer peuvent :

CNT-AIT Paris


Article publié le 13 Juil 2019 sur Cntaittoulouse.lautre.net