Février 5, 2017
Par Rebellyon
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Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, la compagnie Art’R’Natif revient salle Paul Garcin jouer King Kong théorie, adapté de l’essai autobiographique éponyme de Virginie Despentes.

Bienvenus à King Kong village… C’est ici que nos quatre personnages évoluent. Trois habitantes abîmées et attachantes : une ancienne punk névrosée, une prostituée à la retraite, mais aussi une SDF omnisciente et énigmatique. Une amie d’enfance arrive, toutes vont revenir sur leur vie, faire un bilan et nous raconter dans des articulations étranges la prostitution, le viol, les hommes. Nous passons de situations burlesques et cocasses à des apartés sensibles et émouvants. Tout bascule quand la protagoniste découvre que le sang coule à King Kong village….

J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf.

Ainsi commence le livre de Virginie Despentes, entre autobiographie et essai féministe elle raconte avec cynisme et intelligence les parcours de sa vie, le viol, la prostitution, King Kong, Kate Moss…

Le parti pris de la mise en scène est de faire passer les propos engagés, durs et entiers du texte par un burlesque bien tranché et néanmoins poétique, largement inspiré par l’univers des “Deschiens” !

Parfois on rigole, parfois on pleure, mais on n’en sort pas indifférent.

Le mercredi 8 mars 2017 à 20h à la salle Paul Garcin

Adaptation et mise en scène : Victor Lassus

Avec : Claire Lestien, Pauline Rollet, Alice Glandier et Ambre Cossali

Illustration : Antonin Guillot-Vignot

Salle Paul Garcin, 7 impasse Flesselles Lyon 1er

Tarif unique : 10€

A partir de 12 ans

Réservations : 07 68 85 35 34

“C’était la nuit du 24 Mars tu sais. Nous marchions, en équipe, vers la salle Paul Garcin, une clope au bec. Ils jouaient King Kong Theory, l’adaptation du roman de Virginie Despentes par la troupe Art R Natif. Le vent soufflait délicieusement dans les jupes des femmes, comme si c’était le souvenir de Despentes qui susurait ses histoires glauques aux oreilles des spectateurs. Théâtre un peu burlesque même, et sublimement laid, le texte est déshabillé par les rires gênés, le dégoût, la fascination des hommes…et des femmes. Ce que raconte Despentes est dur à encaisser, ce que l’on voit sur scène est finement absurde et rend la « chose » tantôt légère et tantôt brute. C’est la poésie du grossier, la beauté du Moche et le dégoût du sexy qui ne vous rendra pas indifférent, je vous le dit.

Alors, plutôt King Kong ou Kate Moss ?” Alexis Fantozzi, Trafalgar Magazine, 27/03/2016




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