Septembre 22, 2021
Par Dijoncter
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Appel Ă  s’auto-organiser pour reprendre nos villes et redĂ©finir nos vies.

La ville : fruit et outils de la destruction

  • La ville est à l’image des systèmes économiques et politiques actuels : néolibérale, anti-sociale et écologiquement destructrice.
  • L’architecture des villes obéit à des codes masculins, bourgeois et blancs. Elle n’a pas été pensée pour encourager la vie sociale paisible, elle est hostile aux personnes sociabilisé.e.x.s en tant que femme, aux personnes LGBTQIAA+, aux personnes racisé.e.x.s, aux sans-abris, aux réfugié.e.x.s, aux personnes agé.e.x.s, aux dit.e.x.s migrant.e.x.s, aux personnes en situation de précarité ou/et de handicap.
  • L’urbain et ses fonctionnements dépossèdent chacun.e.x de ses moyens d’autosuffisance. Les villes ont été construites sur la dépendance matérielle de leurs habitant.e.x.s (contrainte à l’emploi, propriété privée) et par l’exploitation des milieux naturels et de la force de travail humaine.
  • La spéculation immobilière et les marchés privés sont socialement destructeurs et doivent être combattus car le droit au logement est un droit fondamental.
  • La marchandisation a fait de la ville son royaume : partout les publicités et les commerces incitent au consumérisme.
  • La ville favorise un mode de vie individualiste et concurrentiel, détruisant ainsi la possiblilté d’un tissu social fort.
  • Les flux (transports, données, denrées, argent, etc.) sont maximisés, impliquant des rythmes de vie en constante accélération pour les citadin.ne.x.s.
  • L’urbanisation colonise et détruit systématiquement les habitats des vivant.e.x.s humain.e.x.s et non-humain.e.x.s. Celle-ci et les comportements qu’elle implique engendrent l’exploitation de l’intégralité des ressources naturelles.
  • La densification ainsi que l’extension des villes, au profit des invetisseur.euse.x.s privé.e.x.s et au mépris de ses habitant.e.x.s, impliquent forcément la destruction de terres arables, nécessaires à notre résillience alimentaire.
  • Les villes sont inadaptées et vulnérables : îlots de chaleur faisant suffoquer ses populations et imperméabilité des sols rendant les risques d’inondations plus grands et plus destructeurs.

Cette liste est non-exhaustive et non-absolue, voir RESSOURCES.

Les villes telles que nous les connaissons ne sont pas durables autant sur le plan écologique que sur le plan social, elles nécessitent des changements en profondeur.

REPRENONS LA VILLE invite au soulèvement urbain, à la mise en place de communs, de réseaux de solidarité, d’entraide et de gratuité, d’initiatives collectives pour débétonner et travailler ensemble à plus de résilience et d’autonomie dans nos villes.

De quelques voisin.e.x.s seulement peut naître la révolte contre ce qui sépare et détruit : les jardins peuvent se communaliser, le béton se fissurer pour laisser les graines germer, les invendus peuvent se transformer en repas gratuits, les maisons vides en habitats pour ceux.lle.x.s qui en ont besoin, les parkings en places de jeux ou en centres culturels, une université populaire peut se mettre en place sous une tonelle, une friche verdoyante menacée peut devenir une Zone à Défendre, un samedi peut se ritualiser en journée d’échange gratuit, une crèche tournante s’organiser dans cinq foyers, etc. Quelques voisin.e.x.s et de la puissance politique, quelques collectifs et des réseaux juridiques, quelques associations et des savoir-faire différents, quelques militante.x.s et de la ferveur dans les idées.

REPRENONS LA VILLE appelle à redéfinir nos villes et nos vies.

Cessons de revendiquer. Organisons-nous. Prenons, reprenons, communalisons et désasphaltons !

REPRENONSLAVILLE.INFO




Source: Dijoncter.info