Je n’aime pas les médecins. Je sais et vois bien les horreurs qu’ils commettent ou dont ils se rendent complice, hier comme aujourd’hui. Que ce soit en prison ou en CRA, que ce soit sur des femmes, des personnes enceintes ou trans’. Je sais comment leur ordre fondé sous vichy et leur solidarité bourgeoise les protège, comment ils utilisent leur savoir et leur statut pour dominer et humilier.

Je n’aime pas les labos, ces entreprises qui se servent et créent de la détresse médicale pour s’enrichir et n’hésitent pas à toutes les bassesses pour engranger le profit.

Je n’aime pas les dirigeants, pourritures cyniques affamés par le pouvoir.

Pourtant je me suis fait vacciner. Parce que ne pas me faire vacciner ne va pas mettre fin aux élections, détruire les labos ou permettre la réapropriation collective de la prise en charge de la santé.

Parce que le refus du vaccin ne mettra pas fin au patriarcat, au colonialisme, au capitalisme ni au pouvoir en général. Ne pas se faire vacciner va n’avoir aucun effet sur tout ça.

Si la pandémie est aussi importante et qu’elle tue, c’est avant tout parce que ce virus est dangereux et contagieux. La médecine n’est pas un miracle. Quelque soit les moyens alloués aux hôpitaux et aux “soignants” (mot clé qui permet d’effacer les conflits de classe et de genre au sein des travailleureuses du médical), il y aurait eu des mortes.

Bien sûr, une autre organisation de la société aurait permis de diminuer le nombre de mortes. Que ce soit parce que cette société là aurait été plus habituée et préparée à ce genre de crise (par exemple en ayant un rapport plus habituel au port de masque). Ou parce que les conditions permettant l’émergence de pandémie mondiale auraient été moins favorables.

Mais ne pas se faire vacciner ne va rien changer à cela.

Ne pas se faire vacciner, c’est un choix individuelle qui à potentiellement des répercussions sur d’autres. Les autres auxquels tu vas transmettre le virus. Les autres qui pour certaines ne peuvent pas faire le choix de se faire vacciner, qu’ils le veuillent ou non. Les autres pour lesquels tu vas servir d’incubateur à d’autres variants.

Ce choix individuel à des répercussions collectives, elles ne peuvent pas être ignorées.

Si l’on veut lutter contre le système médical (entendu comme structure de contrôle et de disciplinisation des corps), patriarcal, capitaliste et colonial, nous disposons d’outils largement plus efficaces que de refuser de se protéger.

Qu’il s’agisse d’auto-organisation du soin (sans tomber dans les bêtises homéopathiques et autres conneries) ou d’attaquer, il existe plein de meilleures manière d’agir contre ce système médical qui nous dégoûte.




Source: Iaata.info