Même si les beaux jours sont là, la crise du logement n’est pas finie. Plusieurs écoles sont occupées depuis plus d’un mois (Hugo et Servet – Lyon 1, Berthelot-Lyon 7 et Camus- Villeurbanne) pour exiger des solutions pour les familles sans logements. Plusieurs lieux de vie pour migrants (Maison Mandela et Amphi Z) sont menacés d’expulsions prochaines. Rendez-vous à l’Amicale le samedi 22 juin pour une soirée de soutien au collectif Jamais sans Toit.

Cette soirée (repas à prix libre + bar) est l’occasion de se retrouver entre collectifs de soutien en lutte et personnes solidaires. Localement, il y a toujours 4 familles à la rue sur l’école GrandClément (Vaulx-en-Velin), 16 familles à la rue sur Vaulx, et 200 enfants sans toits sur l’agglomération lyonnaise.

Repas de soutien au collectif Jamais Sans Toit le samedi 22 juin

Les bénéfices du repas et du bar iront pour le collectif JST – Grandclément. Le repas est végétarien.

Au plaisir de vous y retrouver.

Le collectif Jamais Sans Toit GrandClément

Repas de soutien au collectif Jamais Sans Toit le samedi 22 juin

Un réseau à l’échelle lyonnaise : Jamais Sans Toit (JST)

JST est un réseau de collectifs rassemblant parents d’élèves, habitant-es et enseignant-es mobilisé-es autour des différents établissements scolaires de la métropole lyonnaise, et qui s’organisent pour ne pas laisser les familles d’élèves sans logements dormir à la rue.

Les membres des collectifs recensent chaque année le nombre d’enfants scolarisés sans domicile (début novembre 2018, on en dénombrait 200). En situation d’urgence, les collectifs JST organisent des occupations d’écoles afin de mettre ces personnes à l’abri et de faire pression sur les « pouvoirs publics » car l’accès à un hébergement d’urgence pour toute personne en détresse est un droit inconditionnel prévu par la loi (article 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles).

Jamais Sans Toit Grandclément

Vaulx-en-Velin est particulièrement touché par cette crise du logement. Dans la seule école de Grandclément, 6 familles (12 enfants soit 9 élèves) sont actuellement sans solution. Cette année, la solidarité des voisin-es, parents d’élèves et membres de JST a permis que personne ne dorme dehors (entre nuits d’hôtels payées par le collectif ou chez l’habitant-e, sous-location…).

La situation présente

Les lois sur l’immigration se durcissant continuellement, chaque année c’est la même chose : de plus en plus de personnes sont déboutées du droit d’asile et connaissent des situations infernales une fois qu’elles sont expulsées des CADA (Centre Accueil des Demandeurs d’Asile). Elles se retrouvent sans rien (pas de logement, pas d’argent, pas d’autorisation de travailler…) avec leurs enfants.

Les actions de JST Grandclément :

1) La participation à des actions visibles (manifestations, rassemblements, etc.) pour que le droit au logement soit appliqué pour tou-tes.

2) L’organisation chaque mois d’un goûter place Boissier pour récolter de l’argent, faire connaître la situation des familles et se rencontrer. N’hésitez pas à nous rejoindre et nous aider à faire de ce goûter un moment convivial !

3) La mise en place d’un réseau d’habitant-es accueillant de manière ponctuelle ou régulière (de quelques jours à quelques semaines) les familles dans les situations d’urgence. Ce réseau, constitué pour l’instant de quelques habitant-es à Vaulx-en-Velin et autour, a vocation à s’élargir pour que l’hébergement puisse tourner et que la co-habitation se passe au mieux. Si vous êtes intéressé-e ou que vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

4) La récolte de dons pour continuer à payer des nuits d’hôtel, aider les familles qui ont réussi à avoir un bail à compléter leur loyer quand elles sont dans le besoin et travailler à construire des solutions plus pérennes. Faire des dons à l’association « Solidarité Enfants Vaulx-en-Velin » (déductibles fiscalement à hauteur de 66 %, voir au verso), de manière ponctuelle ou régulière (voir également au verso le formulaire), c’est contribuer à s’organiser concrètement pour que la situation change au sein des écoles et des quartiers, c’est faire en sorte que chaucun-e ne soit pas renvoyé à sa seule misère mais qu’on puisse se ressaisir ensemble des situations et affirmer qu’il y a de la place pour tout le monde, à Vaulx-en-Velin comme ailleurs.


Article publié le 17 Juin 2019 sur Rebellyon.info