Septembre 21, 2022
Par Dijoncter
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“Que chaque jour, un esprit qui flâne la tête en l’air, un.e enfant.e qui apprend à lire, un.e passant.e cherchant sa route, deux ami.e.s qui se rejoignent, puissent nous découvrir des milliers.

Il est temps de rééquilibrer l’espace public, afin qu’il puisse appartenir à toustes.”

Communiqué de presse du 17 septembre 2022

« Renommons nos rues ! »

Cette année, la ville de Lons-le-Saunier a reconnu que nous devions notre héritage culturel, matériel et immatériel, à des femmes et des hommes cis ;

Cette année, la ville de Lons-le-Saunier a considéré que les femmes, en tant que créatrices, actrices, autrices, compositrices, interprètes, parolières, réalisatrices, anthropologues, biologistes, ethnologues,

journalistes, femmes politiques, militantes, résistantes, ont participé à l’histoire et construisent notre monde ;

Cette année, la ville de Lons-le-Saunier a considéré important de rendre aux femmes leur place ;

Cette année, la ville de Lons-le-Saunier a décidé d’accepter que les femmes, même reléguées, ignorées, divisées (hymne des femmes) ont contribué et contribuent, en redoublant d’efforts pour se faire tolérer, à la construction de notre société ;

Cette année, nous fêtons la journée du patrimoine et du matrimoine.

Encore faut-il que cette prise en compte soit pérenne, que cette considération soit généralisée et permanente, que l’on n’ai plus à débattre pour la défendre.

Pour cela, des changements profonds sont à mettre en œuvre.

Pourrions-nous commencer par le nom de nos rues, de nos places, de nos écoles, de nos centres sociaux ?

Nous ne souhaitons pas avoir à nous rassembler sous le nom de René Freït, député s’étant opposé à la lute pour le droit à l’IVG de Simone Veil, et ayant donné son nom au Centre Social de Lons-le-Saunier.

Nous ne souhaitons pas non plus nous enorgueillir d’une esplanade qui n’avait pas de nom (à l’image de ces romans anonymes écrits par des femmes, personnes trans et non-binaires) et qui porte maintenant le nom de Louise Michel.

Nous habitons ces lieux, nous nommons ces lieux chaque jour. Et nous devrions partager ces lieux. Majorité absolue des hommes cis.

Pourtant, aujourd’hui, ils nous départagent, et les femmes, personnes trans et non-binaires semblent

perdantes : 1,24 % des rues de Lons-le-Saunier portent le noms de femmes cis, 0% portent le noms de personnes trans ou non-binaires, tandis que les hommes cis représentent 48.96% des suffrages.

Pourrions-nous, donc, commencer par renommer le nom de nos rues, de nos places, de nos écoles, de nos centres sociaux ?

Pour que chaque jour, un esprit qui flâne la tête en l’air, un.e enfant.e qui apprend à lire, un.e passant.e cherchant sa route, deux ami.e.s qui se rejoignent, puissent nous découvrir des milliers.

Il est temps de rééquilibrer l’espace public, afin qu’il puisse appartenir à toustes.

Nous avons souhaité proposer cette expérience aux habitant.e.s de Lons-le-Saunier, qui seront présent.e.s en nombre à l’occasion de la fête du patrimoine et du matrimoine.

Le collectif les renommées




Source: Dijoncter.info