Septembre 30, 2022
Par Contre Attaque
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«Pour une fête libre et sauvage, soutien aux inculpés de la teuf» proclame une banderole jeudi 29 septembre au soir, dans le centre-ville de Rennes.


Comme partout, la manifestation syndicale du jour a été particulièrement fade, mais la jeunesse aspire à faire la fête et occuper la rue. C’est donc un rassemblement musical qui démarre, en soutien aux free party. Faut-il rappeler qu’à proximité de Rennes, deux teufs ont été réprimés avec une extrême violence, à Redon et Lieuron ces derniers mois, causant de nombreuses arrestations, blessures et mutilations ? Faut-il rappeler que dans la ville voisine, Nantes, un jeune est mort noyé lors de la fête de la musique ? Faut-il rappeler que depuis des années, la fête libre est attaquée par les autorités, en particulier dans l’ouest ?

Quoiqu’il en soit, à peine démarrée, la fête est gazée. Un feu est allumé Place Sainte-Anne, en plein cœur de la ville. Des centaines de personnes s’y regroupent, écoutant de la musique. D’autres assauts policiers ont lieu, accueillis par des feux d’artifice. Après des tirs de lacrymogènes et de balles en caoutchouc, la soirée termine par un autre feu devant la mairie.

Les médias font déjà leurs gros titres sur «l’ultra-gauche» et le «désordre» à Rennes. Pourtant la ville bretonne ne fait que renouer avec sa tradition. Le «jeudi soir» rennais est une habitude depuis des décennies : des soirées étudiantes bien arrosées et souvent agitées. Sous Sarkozy, une préfète choisit la manière forte : l’envoi massif de CRS dans la ville les jeudi met un terme à cette tradition locale. D’une certaine manière, jeudi 29 septembre 2022, c’était un retour des vieilles habitudes.


Images : Elias, Jerem, Astalo, Ouest-France et Le Telegramme




Source: Contre-attaque.net