DĂ©cembre 22, 2022
Par CRIC Grenoble
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La formation se déroule dans un groupe restreint (16 participant·e·s maximum) composé de personnes premiÚres concernées par le racisme et le colonialisme et de personnes situées au sein du groupe hégémonique blanc. Dans ce cadre, le groupe est considéré comme un microcosme de la société, reflétant sa structure sociopolitique.

L’outil pĂ©dagogique proposĂ© dans la formation se base sur la pratique d’un dialogue conflictuel qui invite Ă  une confrontation avec la rĂ©alitĂ© telle qu’elle se reflĂšte dans les deux groupes engagĂ©s dans la rencontre, et non au niveau interpersonnel. Il part du principe que les rapports que les participant.e.s entretiennent chacun.e avec soi et avec l’autre sont façonnĂ©s par la maniĂšre dont iels sont situĂ©.e.s dans un groupe social ou Ă  l’intersection de groupes multiples.

Conduite en binĂŽme par des formateur.trice.s situé·e·s eux·elles-mĂȘmes dans ces groupes, la formation a pour objectif de permettre aux participant.e.s de dĂ©construire les pensĂ©es automatiques du sens commun hĂ©gĂ©monique et de dĂ©velopper ainsi des consciences radicales qui questionnent et qui remettent en doute le statu quo et les savoirs considĂ©rĂ©s comme supĂ©rieurs dans la hiĂ©rarchie coloniale. InspirĂ© par la pĂ©dagogie critique, le mot radical se rĂ©fĂšre Ă  une position politique claire et profonde qui va Ă  la racine de l’oppression afin d’agir pour transformer la rĂ©alitĂ© et rĂ©sister aux injustices.

Les formateur.trice.s n’ont pas pour vocation d’enseigner ou de donner de leçons sur le racisme, sur les oppressions systĂ©miques ou sur l’histoire coloniale. Garant·e·s du cadre pĂ©dagogique, leur rĂŽle est plutĂŽt d’accompagner les discussions et d’aider les participant·e·s Ă  atteindre l’objectif de la rencontre, ce qu’iels font en interprĂ©tant, analysant et clarifiant les processus Ă  l’Ɠuvre au sein du groupe, dans un dialogue constant avec les participant·e·s. Les discussions ont quant Ă  elles lieu Ă  deux niveaux : plĂ©nier et « entre-soi Â». Dans l’entre-soi, le groupe « racisĂ© Â» se rĂ©unit avec le.a formateur.trice « racisĂ©.e Â» et le groupe hĂ©gĂ©monique avec le.a formateur.trice « blanc.he Â»

Manal Altamimi est psychologue et psychanalyste et Tal Dor est sociologue et chercheuse. Toutes deux pĂ©dagogues critiques, elles ont conduit des rencontres de dialogues dĂ©coloniaux durant de longues annĂ©es aux Etats-Unis, en Kanaky/Nouvelle-CalĂ©donie et, depuis 5 ans, en France hexagonale. Leur pratique est le fruit d’une praxis continuelle de dialogue qui s’est enrichie au fil du temps avec des savoir-faire et des connaissances multiples et imbriquĂ©s, et qui s’est consolidĂ©e par des annĂ©es de recherches universitaires dans leurs domaines respectifs, aboutissant au dĂ©veloppement de l’outil pĂ©dagogique « Rencontres Radicales Â». En 2018, elles ont co-dirigĂ©, avec Nacira GuĂ©nif-Souilamas, un ouvrage collectif qui vise Ă  donner voix ensemble aux militant·e·s et aux thĂ©ories, engageant un dialogue qui offre un rĂ©pertoire d’actions et de rĂ©flexions puissant et dĂ©capant au confluent du fĂ©minisme, de l’analyse de la colonialitĂ© et d’une radicalitĂ© revendiquĂ©e : Rencontres radicales : Pour des dialogues fĂ©ministes dĂ©coloniaux, aux Ă©ditions Cambourakis. Cet ouvrage sort en version de poche en janvier 2023.

Tarif pĂ©dagogique : la FĂšve vous propose de choisir en conscience sur l’échelle des tarifs suivants en fonction des possibilitĂ©s de chacun·e : 30 € / 60 € / 210 € / 330 € (390 € Ă©tant le coĂ»t de revient du stage).

Pension complĂšte Ă  l’Arche de Saint-Antoine (38) Ă  partir de 125 â‚Ź. Des rĂ©ductions et un dispositif de soutien financier supplĂ©mentaire sont mis Ă  disposition des personnes n’ayant pas ou trĂšs peu de revenus.

Pour plus d’information et pour s’inscrire veuillez nous contacter au [email protected]





Source: Cric-grenoble.info