Rencontres du Maquis pour l’Émancipation
Rencontres du Maquis pour l’Émancipation

Programme

Samedi 10 août

En soirée :

Concert anniversaire Soirée musicale et oratoire animée par Lucie Tafin et son accordéon, célébrant au passage la mémoire des casseurs de la Commune insurrectionnelle de Paris qui le 10 août 1793 mirent à bas la monarchie en prenant le château royal des Tuileries à l’issue d’une rude et sanglante bataille menée contre la force armée de l’État. L’accordéon était trop bas pour entrer dans le cadre !

Dimanche 11 août

11 heures :

Sandra Collombet aborde la lutte des classes dans la Révolution française et animera le débat. Aujourd’hui, la lecture dominante de la Révolution française relègue l’analyse des conditions matérielles et des conflits de classes, pourtant nécessaire à la compréhension de son déclenchement et de son processus. Affrontement opposant la noblesse et le tiers­état ­ bourgeois et classes populaires ­, cette révolution fut aussi une lutte entre la bourgeoisie et un prolétariat en voie de formation. A partir de là, quels furent les moyens, pratiques et théoriques, pour tenter de dépasser le contenu bourgeois de la Révolution française ?

15 heures 30 :

Myrtille Giménologue présente le troi ­ sème volume de Les chemins du commu­ nisme libertaire en Espagne. Ce troisième volet cadre la période qui voit appraître les errements de « l’anar ­ chisme » de gouvernement. Une monu ­ mentale erreur, un tragique reniement qui vérifie à rebours la justesse de ce qui a toujours été une position fondamentale de l’anarchisme : un mouvement révolu ­ tionnaire ne peut accéder impunément au pouvoir d’État. La révolution sociale et l’État sont absolument inconciliables !

21 heures 30 :

Denise et Maurice dresseurs d’épouvantails. Documentaire de Rémy Ricordeau. Dans l’Aubrac un couple de paysans consacre une partie de son temps à créer et à dresser autour de sa maison quelques centaines d’épouvantails. Au fil des saisons, le film raconte cette ex­ périence humaine insolite, artistique, poétique.

Lundi 12 août

11 heures

Dans Victimes inno­centes des guerres qu’elle vient pré­senter, Rosa Amelia Plumelle­Uribe, déjà auteuse par ailleurs de Traite des blancs, traites des noirs, explore les méandres et les bas­fonds de la géo­politique d’où elle tire un certain nombre de faits historiques fort peu connus du public pour les exposer à la lumière des réalités sociales géné­ralement ignorées ou occultées par les éditorialistes patentés de la pro­duction médiatique marchande. Un ouvrage qui permet de saisir les enjeux de la violence armée mondialisée qui de Sétif au Bataclan, et aujourd’hui encore, perpétue « ce besoin criminogène d’accumulation de richesses et de pouvoir sur les foules qui possède cette minorité des Terriens dénommée « les élites » ».

15 heures 30

Nedjib Sidi Moussa présente son dernier ouvrage Algé­rie, une autre histoire de l’indépendance. Comment des Algériens colonisés sont­ils devenus révolutionnaires ? Comment sont­-ils restés fidèles à leur engage­ment après 1962 ? Les itinéraires des par­tisans de Messali Hadj lèvent le voile sur une autre histoire de l’indépendance. En éclairant le parcours des animateurs d’un courant réprimé par les autorités colo­niales et marginalisé par un Front de libération nationale devenu hégémonique, cet ouvrage redonne vie au mouve­ment fondé par le pionnier malheureux de la révolution al­gérienne. En mobilisant des sources inédites, il interroge la pluralité des devenirs, les alliances ambivalentes et les ten­sions mémorielles qui les traversent. À l’heure où le regard sur la guerre d’Algérie s’est renouvelé, et alors que le destin politique du pays est en jeu, les questions soulevées par ces trajectoires sont plus que jamais d’actualité.

21 heures 30 : Cinéma d’Algérie.

•Émilie Busquant, une passion algérienne. Documentaire de Rabah Zanoun, dont le sujet n’est autre que la femme de Messali Hadj. •Dans ma tête un rond point, documentaire d’Hassen Ferhani. Dans le plus grand abattoir d’Alger, des hommes vivent et travaillent à huis clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves.

Mardi 13 août .

Fernand Deligny, un écrivain, éducateur et pédagogue singulier. 11 heures : De Deligny au réseau d’accueil gapançais. Conférence­débat sur l’oeuvre de Fernand Deligny par deux des animateurs du réseau, Magali Roche et Guillermo Zunzunegui.

15 heures 30 : Du cinéma de Deligny.

•Le moindre geste, docu­fiction co­réalisé avec Josée Manenti. •Ce gamin là, documentaire réalisé par Renaud Victor, co­ scénariste avec Fernand Deligny.

21 heures 30 : Théâtre

« Et l’humain alors ? » Une pièce de, et par, Bernard Meulien, d’après l’œuvre de Fernand Deligny. Public : de 12 ans aux présumés adultes.

Mercredi 14 août

11 heures : Vivre ma vie

Emma Goldman, une anarchiste au temps des révolutions . Présentation de l’autobiographie d’Em­ma Goldman enfin intégralement tra­duite au Français, par Jacqueline Reuss, traductrice de l’ouvrage avec Laure Batier. « Tous, hommes et femmes, ne voyez­vous pas que l’État est votre pire ennemi ? C’est une machine qui vous broie pour préserver la classe dominante, vos maîtres. Comme des enfants naïfs, vous vous fiez à vos dirigeants politiques. Ils abusent de votre confiance pour vous vendre aussitôt au premier venu. Mais même en dehors de ces trahisons directes, vos responsables politiques font cause commune avec vos ennemis pour vous tenir en laisse, pour vous empêcher toute action directe. L’État est le pilier du capitalisme, et il est ridicule de compter sur lui pour un quelconque secours. » E. Goldman.

15 heures 30 :

Frontières, séparations, atomisation sociale. Récit d’expériences d’ébranlement de frontières alpines et animation d’un débat par une équipe qui s’y frotte depuis plusieurs années.

21 heures 30 :

Concert par la Cie Débrouill’Art. « Dialogue entre musique techno et textes performés, conversations aux climats variables, les mots et la musique naviguent entre cri de guerre et chant poétique. »

Jeudi 15 août

11 heures :

Les bidonvilles des « Trente glorieuses ». Victor Collet présente Nanterre du bidonville à la cité , récemment publié. « De l’époque de la guerre d’Algérie aux années 1980, les bidonvilles de Nanterre symbolisent la condition immigrée en France, de même que le long et difficile chemin qui mène leurs habitants vers les sinistres cités d’urgence et de transit, puis finalement vers la « cité » HLM. De l’entrée des premiers militants chrétiens dans les bidonvilles jusqu’à la naissance des mouvements menés par les immigrés eux­mêmes, en passant par l’engagement des gauchistes de la faculté toute proche, ce livre est une histoire de rencontres et de luttes. »

15 heures 30 :

Transhumanisme et sujets connexes. Une causerie­débat animée par Pièces et Main d’oeuvre. « Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce néo­nazisme surgi des laboratoires. » P.M.O.

21 heures 30 :

Le cabaret ZEP : Zone Experimentale Précaire Un terrain d’expériences pour « le vivre ensemble » Le temps d’un cabaret nous vogue­ rons entre le rire, le questionnement, la « musique », les coups de gueule, le jeu et la réflexion . Et bim !!!

Rencontres du Maquis pour l’Émancipation

Article publié le 10 Août 2019 sur Lepressoir-info.org