Novembre 1, 2021
Par Le Numéro Zéro
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Héritier de Jean Genet, de Guillaume Dustan, de Denis Belloc et de tant d’autres auteurs qui ont fait littérature de leur homosexualité, L. Bigòrra témoigne dans ce récit-fiction de la condition pédée à l’ère post-sida en Occident.

Voici ce qu’en dit l’auteur lui-même :

28 jours est le premier roman d’un écrivant pédé fabriqué à la fin des années 2010 au moment où il prend un traitement post-exposition VIH. Ce texte explore les sexualités pédées, la question du Sida, de la vie urbaine, du sexe, de l’assimilation des minorités dans le monde contemporain à l’ère post-sida en Occident dans un style romanesque brut, sans cesse à la limite de la poésie. 28 Jours ouvre un cycle d’écriture contemporaine et collective (Fatou S., L. Juniper, L. Bertrand…) portée par les éditions Terrasses en 2021.

Extraits :

« J’ai les couilles vides et je commande une autre bière. Mon sperme est parti en fumée dans le siphon des eaux usées. C’est pas si dur de voir le monde en face. Libéré de la mollesse de l’amour médiocre, je laisse brûler le marshmallow au-dessus du feu, ça ressemble à du plastique. J’écris PD sur la condensation de mon verre de bière. Homo c’est pas un mot de passe, homo c’est pas une réponse toute faite. Homo c’est enculé, c’est fils de pute. Homo c’est tapette. Homo c’est jamais à ta botte. Homo c’est les armes à la main. »

Une rencontre proposée en partenariat avec l’atelier Culture et Histoire LGBT+ de Démineurs et la librairie Lune et l’Autre.

Entrée libre et gratuite.




Source: Lenumerozero.info