FĂ©vrier 8, 2021
Par CNT-F 66
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Tchao Renacer Soler !

Nous relayons ici l’hommage de Joan Busquets Ă  Renacer dĂ©cĂ©dĂ© ce 30 janvier 2021 Ă  Vernet les Bains et nĂ© le 2 juillet 1937 dans la CollectivitĂ© d’Alcorisa dans la province de Teruel, et qui a traduit son livre :


In memĂČriam : Renacer Soler

31-gener-2021 – Joan Busquets

Ha fallecido de una larga enfermedad Renacer Soler (02/07/1937-30/01/ 2021), un anarquista y un amigo de muchos años. Es el traductor en francĂ©s de mi libro Veinte años de PrisiĂłn. Los anarquistas en las corceles de Franco. En la introducciĂłn del libro narra su infancia la adolescencia, dice : « crecĂ­ en el exilio, Perpiñån, recuerdo que pasaban por mi casa de mis padres guerrilleros que iban España a combatir la dictadura de Franco, y mi madre lloraba cuando le notificaban la muerte de un compañero, que unos dĂ­as antes le habĂ­a preparado la cena Â». Me criĂ© en este ambiente de lucha y de desolaciĂłn. Circunstancia por la que me motivĂł traducir este libro de mi amigo Juan Busquets, porque es un complemento de mi propia existencia.

Quiero resaltar mi respeto a ese compañero que nos ha dejado, aunque su recuerdo subsistirå en mi por su alto sentido de la amistad, solidaridad y conducta moral.

Con toda mi mås sincera condolencia a su compañera Marta e hijos.

Que la tierra te sea leve, compañero

https://www.bllibertari.org/in-memoriam-renacer-soler.html



Note de Renacer Soler en guise d’introduction au livre de Juan Busquets « Vingts ans de prison, les anarchistes dans les geĂŽles franquistes Â» paru aux Editions Le Coquelicot en 2017 :

Je suis loin d’ĂȘtre traducteur professionnel et j’ai acceptĂ© ce travail pour la simple raison que cette Ɠuvre de Juan Busquets, mon ami, interfĂšre complĂštement dans ma propre vie.

J’ai suivi, enfant et adolescent en exil, les hauts faits de ces guĂ©rilleros mythiques qui donnaient leur vie Ă  cet idĂ©al qui sera aussi le mien.

J’ai vu ma mĂšre pleurer trop souvent lorsqu’un tel ou tel autre qui Ă©tait passĂ© Ă  la maison la semaine derniĂšre Ă©tait « tombĂ© Â». Je me suis donc attelĂ© Ă  cette tĂąche avec beaucoup de tendresse et plus de cƓur que de tĂȘte.

DĂšs le dĂ©but, j’ai compris l’impossibilitĂ© qui serait la mienne de rendre l’extraordinaire ambiance de cette pĂ©riode dans ce milieu anarcho-syndicaliste, ambiance si bien dĂ©crite par l’auteur, oĂč il suffisait d’arriver en disant que l’on Ă©tait un « compañero Â» pour que la porte s’ouvre, et que la « compañera Â» ajoute de l’eau Ă  la soupe (comme disait Kropotkine en exil Ă  Londres).

La traduction de ce mot « compañero Â» m’a posĂ© le plus grave cas de conscience. J’ai tranchĂ© avec regret dans le sens de l’équivalent « camarade Â»,bien que ce mot s’adressĂąt dans les milieux anarchistes aux seuls communistes. Je ne disposais en français que de l’équivalent « compagnon Â» ou Ă  la limite « copain Â», mais les rĂ©sonances et les harmoniques de ces mots ne pouvaient rendre ce qui finalement se trouve dans le mot français « camarade Â».

Je ne sais si j’ai rĂ©ussi Ă  rendre la richesse de ce livre, contrepoint et interpĂ©nĂ©tration de l’autobiographie d’un homme, d’une pĂ©riode de l’histoire d’Espagne, de l’expression d’une idĂ©ologie inĂ©branlable et d’une incroyable galerie de portraits.

Quoi qu’il en soit, il me restera au moins la satisfaction d’avoir contribuĂ© pour une petite part au combat de Juan Busquets, El Senzill.

Renacer SOLER

http://gimenologues.org/spip.php?article928




Source: Cnt-f.org