Mai 27, 2021
Par CRIC Grenoble
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Ok.

J’ai besoin de mettre au claire les choses, pour moi, mais pour d’autres aussi.

Je vis rĂ©guliĂšrement sur des lieux d’luttes. Ce qui veut dire des endroits oĂč les institutions ne sont pas les bienvenus. OĂč on essaye de s’organiser ensemble pour faire face aux problĂšmes du quotidien. Dans ce monde capitaliste, hĂ©tĂ©ro-sexiste, raciste, homophobe, classiste, psycophobe, transphobe, xĂ©nophobe, toxicophobe, bref la liste est longue.

Lieux d’luttes inclus le fait de lutter contre ce monde. Bref gĂ©rer le quotidien et lutter, c’est galĂšre. Rien que vivre pour bon nombres, c’est galĂšre.

Mais lĂ  je me retrouve face a quelque chose qui me surprend. J’ai peut ĂȘtre trop idĂ©alisĂ© la lutte et les compagnonnes. J’aimerais comprendre, pourquoi, les personnes s’acharne sur des individus censĂ© ĂȘtre leur « amies Â». Pourquoi les suppositions valent plus qu’une discutions claires.

( Et attention, là je parle pas de conflit lié a une divergence de stratégies ou de point de vues, ni a des conflits lié a ce a quoi la personne adhÚre )

J’m’explique :

Imagine deux personnes, Vol et Riat, elles sont d’accord sur pleins de trucs, ont aussi des dĂ©saccord mais trouvent le moyen de « s’entendre dans le dĂ©saccord Â». Vivent dans la mĂȘme ville, s’organise dans les mĂȘme milieus.

Et là, c’est l’drame.

Uke s’embrouille avec Vol. Uke est rejetĂ© par Vol, qui ne le supporte plus. Uke commence alors a crĂ©er une rĂ©putation a son nouvel « ennemi Â» dans les milieus.

Riat dans tout ca, ne questionne pas, mais suis la personne avec qui iel passe le plus de temps. Et c’est avec Uke. Du coup, Riat , l’ami de Uke, ne veut plus voir Vol.

Uke est charismatique, connaĂźt les codes, n’a pas de galĂšre a socialiser. Uke se montre, on le respecte. Uke parle des diffĂ©rentes actions qu’il aimerait faire, voir celle qu’iel a dĂ©jĂ  faite. Uke cumule plusieurs oppressions, ce qu’y lui vaut un « crĂ©dit Â» supplĂ©mentaire. En plus, Uke et Vol sont deux personnes nouvelles ici. Personnes ne peut vraiment savoir quel est leur relation, leur parcour, leur bagages.

Bref on remet pas en question Uke. On ne se demande pas ce que l’autre personne a Ă  dire de tous ça. Dans tous les cas, l’autre n’est pas lĂ . Apparemment la vieille expression fRancaise : Les absents ont toujours tords marche bien. Personne se renseigne, on le laisse parler, dĂ©truire quelqu’une d’autre. Et c’est normal. Cracher sur le comportements des autres c’est un truc banal dans le « milieu Â». Mais chercher si la personne qui crache dit vraie, ça c’est autre chose.

En fait, c’est le drame pour personne, sauf pour la nouvelle cible de Uke. Vol.

En mĂȘme temps, on a autre chose a faire que se concentrer sur une embrouille interpersonnel. Soit.

Mais ça peut mettre gravement en danger la santĂ© mental, voir la vie, de l’individu en face. Et quand on se rend compte que c’est pas la premiĂ©re fois que Uke fais ca..

Et si les personnes arrĂȘtaient de soutenir aveuglement quelqu’une qui utilise les mots « violences psychologique Â», « manipulation Ă©motionnel Â», « idĂ©es suicidaire Â», peut ĂȘtre que ça irait mieux. Facile comme phrase. Et j’suis pas en train de dire qu’il ne faut pas accorder d’importance a quelqu’un qui utilise ces mots, mais chercher a comprendre plus dans les dĂ©tails au moins.. J’aimerais qu’on rĂ©flĂ©chisse un peu plus a la maniĂšre de mettre les « embrouilles Â» au claire plutĂŽt que de les banaliser.

J’aimerais qu’on considĂšre la sensibilitĂ© comme une qualitĂ© et pas une faiblesse. On me dira que c’est utopique
..

J’ai envie de m’adresser a la personne qui crĂ©er ça. Qui se met en tĂȘte que tout les problĂšmes du collectifs sont du fait d’un individus. Car selon cette personne, l’autre, a mal fait. L’autre est le problĂšme. Ça peut ĂȘtre le cas, mais souvent, c’est juste un faire valoir, une excuse. Et souvent trouver quelqu’une qui sera le problĂšme permet aux autres de ne pas se remettre en question.

A ces personnes.. VOUS AVEZ PAS AUTRES CHOSES A FAIRE ?!




Source: Cric-grenoble.info