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«Le Front national n’est pas un parti comme les autres et constitue une grave menace pour la démocratie», martèle la CGT. Un discours également porté par la CFDT, Solidaires, l’Unsa et la FSU, mobilisés, dès le premier tour, pour faire barrage au FN.

Dans un communiqué de presse du mardi 8 décembre, la CGT fustige le FN et son «approche fondée sur l’inégalité, en fonction des nationalités, des origines, des religions, des couleurs ou des sexes». La CGT démonte aussi le programme électoral du parti d’extrême droite, qui «porte un projet de régression sociale et notamment l’austérité avec la suppression d’un fonctionnaire sur deux dans les collectivités territoriales».

Preuve en est : la situation des collectivités territoriales déjà dirigées par le parti d’extrême droite dans lesquelles «le FN s’attaque à la culture, aux associations, aux droits des femmes et casse le lien social. Il menace les libertés durement conquises par les travailleurs, la liberté d’expression au travail comme dans la société, la liberté de la presse, ou encore la liberté de mobilisation et d’organisation». Face au «triste record» du parti de Marine Le Pen au premier tour des élections régionales, «signe de la grave crise démocratique et sociale que traverse notre pays», la CGT réitère donc, comme elle l’avait fait début décembre, son appel à «mettre en échec partout le Front national».

 

«Voter pour sa région, pas contre son voisin», déclarait la CFDT avant le premier tour. 

Dans son communiqué du 8 décembre 2015, elle demande aux «électrices et électeurs de porter à la tête des régions ceux qui seront en capacité d’assurer la cohésion sociale, le dialogue et préparer l’avenir. Ce n’est pas le cas du Front national».

 

L’Unsa invite les électeurs à choisir «parmi les listes se situant dans le cadre des principes démocratiques de notre république  ». Tel n’est pas le cas des partis -Front national, Ligue du Sud- dont le programme est basé sur la discrimination et la xénophobie.»

 

La FSU demande aux citoyens de «voter et de faire barrage au FN». Elle appelle les électeurs à « se positionner en faveur des valeurs laïques et humanistes de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de justice sociale» en «participant au vote en s’opposant au Front national.» Pour la FSU, l’arrivée du FN à la tête d’exécutifs régionaux aurait «des conséquences néfastes pour les missions de service public, pour les agents des services publics territoriaux mais aussi pour les usagers.»

L’Union syndicale Solidaires rediffuse un 4 pages intitulé «L’extrême-droite est un danger mortel, le FN est son venin». Elle vient aussi de publier une note «Économie et Front national : des mauvaises questions et des mauvaises réponses» où est affirmé que «sous l’influence de personnalités telle que Florian Philippot, venant de la mouvance souverainiste, le FN produit un discours en trompe l’œil qui vise à ratisser large en utilisant une rhétorique de gauche, sous tendue par un nationalisme exacerbé. En réalité, ce parti fustige de manière formelle les excès du libéralisme mais sans remettre jamais en cause les fondements du système capitaliste. Il prône un bon vieux capitalisme français exploitant une main d’œuvre française.»

 

Quant à FO, c’est toujours silence radio face au FN…




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