Depuis plus de 20 ans Chrétiens Migrants s’efforce d’obtenir la prise en charge immédiate par le 115 des demandeurs d’asile et, en cas de défaillance, les loge provisoirement dans des familles d’accueil bénévole ou leur paie l’hôtel. Or, depuis de nombreuses années, le 115 n’ assure pas un service digne et sécurisant aux sans abri car ils sont souvent laissées à la rue jusqu’à 20h le soir voire jusqu’à 22h.

Cette situation est devenue particulièrement dramatique en ce mois d’août 2020 par une pratique systématique, les lundis et mardis, de remise en cause des hébergements d’urgence. [1]

Ceux-ci qui étaient jusqu’ici dans la plupart des cas reconduits ne le sont plus, contrairement aux engagement pris par Julien Denormandie [2], qui avait promis que les places d’hébergement ouvertes seraient maintenues jusqu’à la mise en place de solutions alternatives et annoncé une circulaire destinée aux préfets pour éviter toute remise a la rue.

Après l’expérience de la période de confinement où des solutions ont été trouvées pour tout le monde, et au moment où les refus du 115 reprennent de manière importante, Chrétiens Migrants insiste pour que soient crées dans la ville de Tours, où des locaux sont disponibles :

  • un centre d’accueil pérenne, pour la prise en charge immédiate de tous les Étrangers primo-arrivants
  • un nouveau centre d’hébergement durable pour tous les autres sans-abri pour faire face aux refus du 115

D’après les sondages que Chrétiens Migrants a réalisé avec ses partenaires de l’ASFT, 500 personnes restent encore sans abri à Tours ou doivent être logés par les citoyens et leurs associations. Cette situation met en lumière le manque récurrent de places dans les hébergements d’urgence dans l’agglomération, ce dont les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pu maîtriser l’ampleur. L’insuffisance des budgets consacrés à Tours à ce grave problème en découle systématiquement.


Article publié le 28 Août 2020 sur Larotative.info