L’imposition du pass sanitaire dans les lieux publics ne s’est pas faite sans résistance. Elle apparaît d’autant plus redoutable lorsqu’elle s’attaque aux possibilités d’exercice professionnel, ne laissant aux soignants, pompiers, personnel d’établissements recevant du public d’autre choix que l’abdication ou le licenciement. En apparence… Car différentes stratégies d’opposition semblent bien avoir été tentées par les professionnels soumis au pass.

Ainsi au 20 octobre, 15 000 soignants étaient suspendus, alors que 129.000 professionnels de santé n’étaient pas vaccinés. Ces chiffres montrent qu’au-delà des vaccinations fictives, plusieurs milliers de soignants tiennent un bras de fer avec l’État, en jouant sur les congés maladie, mais aussi dans d’autres cas sur le nombre de refus à présenter le pass, et la solidarité collective. Il semblerait que certaines structures médicales ne soient pas en mesure de licencier la moitié de leurs salariés sans fermer boutique. A ce titre, la défiance collective en Martinique et en Guadeloupe semble avoir porté ses fruits. Concernant la métropole, plusieurs anecdotes nous ont été racontées par des soignants personnel médico-social, vaccinés ou non, ayant participé à des refus collectifs de présentation du pass. À ce stade, et dans l’épuisement du personnel restant, la situation semble suspendue. De quel côté pencheront les négociations ?

Nous pensons qu’au vu de l’omerta médiatique sur ce sujet, il est important de témoigner des expériences de résistances qui ont eu lieu dans des structures soumises à l’obligation vaccinale. Il est important de résister à la dépolitisation de l’opposition, à l’étouffement des voix contradictoires, et surtout de sortir de l’isolement.

C’est pourquoi nous lançons cet appel à témoignage, en vue d’écrire un article qui fasse apparaître combien ces luttes sont nombreuses et liées entre elles. En vue aussi, pourquoi pas, d’organiser une assemblée qui permette de réelles discutions collectives, en dehors de WhatsApp et autres messageries virtuelles. Qui laisse la possibilité de se donner ensemble la force et l’envie de prolonger la lutte.

Ainsi, si vous souhaitez nous raconter les tentatives (en cours, avortées ou victorieuses) de refus du pass qui ont eu lieu dans votre structure professionnelle, vous pouvez nous écrire sur cette adresse : [email protected]

Nous nous déplacerons avec plaisir si vous souhaitez nous rencontrer.




Source: Iaata.info