Hier soir, le D.R.O.N.E (Détachement Révolutionnaire Otonome Nyctalope Enervé) a attaqué la permanence d’En Marche de Mounir Majhoubi, député et ex-secrétaire d’État qui veut déployer 240 drones au-dessus du ciel parisien tout en pourvoyant les rues de la capitale de 20 000 boutons d’urgence pour appeler la police. Nous avons reçu le communiqué du DRONE que nous publions ici :

6 mois de luttes en gilet jaune.

La police tire sur la foule avec des armes de guerre. 15 000 tirs de LBD depuis 6 mois. Plus de 2 200 blessés, dont près de 30 éborgnés et 5 ayant perdu des mains. Zineb Redouane est assassinée le 1er décembre par la police à Marseille. La justice poursuit le travail de la police en condamnant 2 000 personnes, dont plus de 400 sont aujourd’hui derrière les barreaux.

1er mai. L’État envoie ses chiens défoncer tout le monde à Montparnasse. Gilets jaunes, syndicats, anarchistes, familles et personnes âgées se font marquer dans leurs chairs par la violence d’État. La police se permet même d’enfoncer une matraque dans le caleçon d’un manifestant en pleine rue devant des dizaines de caméras.

L’ordre autoritaire s’installe brutalement. Le droit de manifester n’est plus. On est mutilé à vie pour avoir réclamé de la justice fiscale et sociale. Les derniers bouts du « dialogue social » de la démocratie libérale se décomposent. Et les dirigeants de cet ordre autoritaire réclament seulement plus de drones, de surveillance et de répression.

Contre cette descente aux enfers, nous répliquons. Il n’est plus possible de manifester ; nous passons aux actions de nuit. Ce qui nous a permis de prendre pour cible la permanence LREM de Mounir Majhoubi, militant sécuritaire de la première heure, avec le marteau et la bombe (de peinture).

Et voilà une permanence qui se tient sage.

Le D.R.O.N.E (Détachement Révolutionnaire Otonome Nyctalope Enervé)