Récupération politique suite aux perquisitions du 26 novembre
Récupération politique suite aux perquisitions du 26 novembre
Récupération politique suite aux perquisitions du 26 novembre
publié
le lundi 9 décembre 2019 à 20:25 |

des personnes perquisitionnées et leurs camarades


Mardi 26 Novembre 2019, les flics ont perquisitionné six lieux de vie ou d’activité à Grenoble et alentours, dont trois appartenant à la mairie de Grenoble, dans le cadre d’une enquête regroupant une vingtaine d’attaques atribuées à la « mouvance arnarcho-libertaire ». Comme d’habitude les keufs ont agi de manière raciste, sexiste, transphobe et validiste durant l’oprération.

Le jour même et le lendemain dans l’un des squats perquisitionnés et récement conventionné par la mairie, se sont présenté.es la première adjointe au maire, Élisa Martin, une fonctionnaire du CCAS, Agnes Jaquemose, et un élu, Emmanuel Carroz.
Ils sont soi-disant venus apporter de l’aide matérielle, morale et juridique, aux habitant.es de ce lieu jusqu’à proposer de porter plainte contre l’état pour perquisition abusives et transphobie.

Alors qu’elle veut se donner une image de défenseur des opprimé.es et une bonne conscience auprès de la communauté LGBTQIA+* à quelques mois des élections, la mairie continue d’expulser squats et campements et de mener sa chasse au pauvres et aux étrangèr.es. Elle se garde bien de mettre à disposition ses batiments vides, alors qu’elle parle de droit au logement tous les quatres matins.
Elle va jusqu’à proposer de prendre en charge les dossiers de personnes en situation irrègulière envoyées en CRA* suite à cette opération médiatico-policière tout en prenant part quotidiennement à la machine à expulser qu’est la france. Même si là elle va loin dans le foutage de gueule, on est habitué.es à l’hypocrisie de la mairie qui d’un côté tente de se donner dans les médias une image humaniste, voire presque militante et solidaire des personnes en galère, et en même temps joue le jeu répressif et selectif de l’état.

En allant soutenir un squat conventionné, elle cherche à créer la discorde entres les « bon.nes » et les « mauvais.es » squateurs et squateuses, entre squats conventionnés et squats non-conventionnés.

En plus du fait que nous n’accepterons pas que des politicien.nes parlent en notre nom, on notera l’ironie de la situation, car la mairie est elle-même plaignante dans cette affaire (des voitures du CCAS et la salle du conseil municipal ayant été incendiées).

Nous ne sommes pas dupes ! Nous ne nous laisserons ni diviser, ni manipuler, ni récupérer à leurs fins politiques.
Nous ne nous organiserons pas avec la mairie. Nous ne les aiderons pas à se laver les mains de toutes les crasses dont elle est responsable !


Article publié le 09 Déc 2019 sur Nantes.indymedia.org