L’état d’urgence sanitaire : les sombres heures (supplémentaires) du monde du travail.

En début de semaine, tout le monde ne sait pas sur quel pied danser.

Alex est ouvrier dans le bâtiment à Dijon, il bosse comme d’habitude lundi, mardi, malgré les annonces de samedi et lundi soir. Comme d’hab’ il lui manque quelques équipements de protection individuelle qui, selon les lois, devraient lui être fournis par son patron ; il en est souvent autrement dans la réalité.

C’est qui les 200 000 exploité·e·s qui manquent à l’agriculture ?

Le ministre de l’agriculture exhortait cette semaine « l’armée des ombres » à aller se casser le dos dans les champs pour pallier au manque de main d’oeuvre dûe au Coronavirus. Ces mains qui manquent ce sont celles des travailleu·r·se·s détaché·e·s qui acceptent chaque année de travailler dans des conditions misérables pour des salaires de misère.

Des nouvelles des prisons du Grand-Est

Il y a eu l’annonce de la suppression des parloirs et de la possibilité de cantiner pour au moins 15 jours — qui va s’éterniser (entre autres mesures de réduction des droits aux détenu.es). Les détenu·es ne sont pas dupes de ces mesures, alors qu’en parallèle les matons font des aller-retours tous les jours à l’extérieur dans leurs familles, sans aucune mesure de sécurité, et qu’ils n’ont aucune protection.

Du confinement et du patriarcat, analyse par le prisme du genre

Nous écrivons ce texte pour faire dissonner les récits qui fabriquent une romantisation du confinement. Non pas que ces temps ne soient pas propices à réfléchir sérieusement sur l’état du monde ainsi qu’à s’interroger de diverses manières sur le tournant étrange que prennent nos vies confinées et parfois ralenties. Mais, il s’agit de ne pas participer encore à l’invisibilisation, déjà structurelle, du danger que le confinement constitue pour les femmes et les minorisé·e·s de genre, face aux violences sexistes et sexuelles. Le confinement isole, et il est impératif de souligner qu’il s’agit pour un grand nombre de femmes et minorisé·e·s de genre d’un véritable danger.

Coronavirus : la CGT demande la mise à l’arrêt des usines non-vitales en Bourgogne.

Dans la métallurgie nous constatons que des milliers de salariés sont obligés de se rendre dans leurs entreprises. Or, d’une part, dans bien des cas la santé de ces salariés n’est pas assurée, notamment par l’absence de moyens de protections, qui font également cruellement défaut à nos soignants. De l’autre nous constatons que ces usines encore ouvertes ne produisent pas, pour la plupart, des biens actuellement vitaux au pays.

Confinement à deux vitesse, pendant et après.

Si certain·e·s décrèterons « qu’on ne peut pas s’ennuyer, qu’il y a tant à faire », d’autres chercherons juste à survivre car rien n’est mis en place pour elles et eux, iels sont les laissé·e·s pour comptes. La médiatisation actuelle du confinement relate un aspect bourgeois de celui-ci, elle ne reflète pas la réalité de nombreuses personnes. Pour les classes sociales les plus pauvres, le confinement va accroître certaines problématiques bien plus matérielles que le simple fait « de s’ennuyer », certain·e·s en mourront.

Le Coronavirus symptôme du déficit volontaire des responsabilités et de l’incompétence des pouvoirs publics

Coup de gueule des associations et collectifs qui interviennent à Rennes auprès des personnes vulnérables, à la rue, dans les squats et campements, face à l’inaction criminelle des pouvoirs publics en situation d’urgence sanitaire.

Nos vies, pas leurs profits : Non à la reprise du travail à Airbus !

Quelles sont ces mesures annoncées ? L’arrivée, dès cette semaine, de 40 milles masques, une commande de 24 millions de masques pour les semaines à venir. Il y a donc des masques disponibles pour des industries qui ne sont pas de premières nécessités ? Alors que les personnels soignants en manquent cruellement ! Alors que les personnels soignants comptent déjà les premiers décès dans leur rang ! Alors que la population n’en dispose pas ! Exigeons que ces masques soient redistribués, que chacun puisse accéder à plus de sécurité !

Des nouvelles du non-front infirmier

Les infirmières scolaires confinées à domicile n’ont pas le droit d’aller aider volontairement leurs collègues hospitalières

Covid-19 : des nouvelles de la situation dans un squat strasbourgeois

Après la confirmation d’un cas de Covid-19 dimanche 21, on craint une contagion massive dans un squat hébergeant 200 personnes dans l’agglomération strasbourgeoise. Mais que fait la mairie ?

Épidémie de cortèges de fenêtres !

Depuis quelques jours un remède salvateur se répand dans les villes, faisant écho à l’appel aux cortèges de fenêtres. C’est une vague de messages de solidarité et de critiques acerbes des politiques libérales qui ont laminé les services publics, et ici particulièrement l’hopital public, pour les plus grands profits des capitalistes.

Crise sanitaire : « Nous manquons cruellement de masques, de tests, de lits, de places »

La crise du coronavirus percute le service public de santé et le secteur social et médico-social, fragilisés par les politiques du gouvernement et de ses prédécesseurs ! Pourrons-nous tenir le coup ? Si le gouvernement peut compter sur nous, l’inverse reste encore à prouver !

De ma fenêtre : les femmes s’organisent !

La crise sanitaire liée au coronavirus n’a pas les mêmes impacts sur toutes les personnes, et en particulier sur les femmes. Plus exposées au virus dans les hôpitaux, dans les grands surfaces ; confinées à la maison avec toutes les tâches domestiques et des partenaires parfois violents… Ne restons pas seules et organisons-nous !

Une illusoire continuité pédagogique

Et on exige de nous – enseignants –, au nom de l’intérêt de l’élève, une « continuité pédagogique ». Une « continuité » ? Mais continuer quoi exactement ? Nos élèves ne serons plus les mêmes quand nous les aurons de nouveau en face de nous. Nous sommes à un moment de rupture. Un changement décisif dans notre rapport au monde, à la liberté, aux autres, à notre manière d’enseigner. Nos élèves ne manqueront pas de le ressentir eux aussi. Aujourd’hui, nous sommes déjà très très loin de la semaine passée. De quelle continuité nous parle-t-on, donc ?

Vers la fin de la détention administrative ?

Avec l’impossibilité d’expulser, Genève libère les personnes retenues dans ses centres de détentions. Toutefois, les personnes retenues ayant été infectée par le virus covid-19 se voient incarcérées dans la prison surpeuplée de Champ-Dollon. Qu’en sera-t-il de la détention administrative après le virus ? Plus jamais ça !

Les sans abris abandonnés face au confinement ? Communiqué du collectif Hébergement en Danger

A Lyon, à l’heure du confinement, les mesures prises pour limiter la propagation du Covid-19 ont eu un impact dramatique sur pour les populations vivant à la rue ou en hébergement précaire : fermeture des accueils de jour, fermetures des permanences d’accès aux soins et au droits, suspension des équipes mobiles de psychiatrie et d’addictologie, arrêt de certaines maraudes alimentaire ; fin des hébergements à la nuitée. Les professionnels de l’urgence sociale alertent la Préfecture sur cette situation intenable et indigne pour des milliers de personnes précaires oubliées.


Article publié le 27 Mar 2020 sur Paris-luttes.info