Notre camarade Mohamed, étudiant à l’Université Lyon 2 et membre du collectif des étudiant-e-s étrangers, sans papiers et solidaires de lyon, tout récemment diplômé du Master 2 Conception et Intégration Multimédia de l’Institut de la Communication a été arrêté vendredi matin en Gare de Perrache par la Police Aux Frontières, alors qu’il rechargeait sa carte de transport. Rassemblement vendredi 8 Novembre à 12h sur le campus des quais de l’Université Lyon 2 (Cour centrale) pour exiger sa libération.

Le Préfet du Rhône lui a immédiatement délivré une obligation de quitter le territoire assortie d’une interdiction de retour sur le territoire. Il se trouve désormais enfermé au Centre de Rétention de Nîmes, le centre de rétention de Saint-Exupéry étant déjà plein à craquer…

La prolongation de son placement en rétention vient d’être autorisée pour une durée d’un mois par le Juge des Libertés et de la Détention.

Pour justifier de son enfermement, le Préfet a produit devant le Juge des éléments selon lesquels notre camarade était connu pour des « activités liées au terrorisme », affirmation déduite d’une fiche émise par l’Allemagne (pays dans lequel il n’a jamais mis les pieds…) selon laquelle il serait un « possible membre d’un groupe terroriste islamique ». Possibilité elle-même manifestement déduite du fait qu’ayant vécu un temps en Roumanie, il logeait dans un immeuble, où l’un de ses voisins de palier avait été arrêté pour terrorisme.

Ainsi, le fait que Mohamed soit de la même nationalité qu’un de ses voisins arrêté pour terrorisme, se transforme, dans ce contexte de soupçons et d’amalgames généralisés envers les étrangers – assimilés à de potentiels terroristes, et les musulmans – réels ou supposés – à des islamistes – « possiblement liés à des groupes terroristes »…

Cette propagande, relayée depuis longtemps par l’extrême droite – reprise en France par le gouvernement lui-même et son administration – est celle qui encourage les passages à l’acte terroristes de l’extrême droite, à Bayonne récemment, à El Paso, Oslo, Christchurch…

Notre camarade contestera les décisions devant le Tribunal Administratif de Nîmes ce vendredi à 14h.

Pour exiger sa libération :

Rassemblement vendredi 8 Novembre à 12h sur le campus des quais de l’Université Lyon 2 (Cour centrale)

À bas les politiques les amalgames et les politiques incendiaires, criminelles et meutrières !

Régularisation des sans-papiers !


Article publié le 07 Nov 2019 sur Rebellyon.info