FĂ©vrier 24, 2020
Par La Horde
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Petit rĂ©capitulatif de l’actualitĂ© du Rassemblement national la semaine derniĂšre  : n’hĂ©sitez pas Ă  complĂ©ter dans les commentaires ce qu’on aurait pu oublier !

Élections municipales 2020

‱ Commençons par les bonnes nouvelles de la semaine, Ă  savoir les villes oĂč le RN a tentĂ© de monter une liste, mais n’arrive pas encore ou n’est pas arrivĂ© Ă  la boucler, le plus souvent faute de trouver des candidats : c’est le cas Ă  Belfort,  au Crotoy, Ă  Morlaix, Ă  Varennes-Vauzelles, Ă  SablĂ© sur Sarthe, Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  Nancy, Ă  PĂ©rigueux, Ă  Tulle, Ă  Limoges, Ă  Cannes, Ă  Muret, Ă  Lourdes, Ă  Grenoble
 Ă  chaque fois, le RN a Ă©tĂ© contraint de dĂ©clarĂ© forfait. Preuve, s’il en Ă©tait besoin, que le RN n’a pas d’implantation locale, Ă  quelques rares exceptions, et que le choix de Marine Le Pen de dĂ©manteler l’appareil militant du FN pour mieux le contrĂŽler finit par se payer.

‱ Dans d’autres villes, c’est la guerre interne : Ă  Saint-Nazaire, oĂč Gauthier Bouchet a dĂ©barquĂ© Jean-Claude Blanchard (jugĂ© trop proche de Marion MarĂ©chal) sous les ordre de Gilles Penelle.

‱ Mais inutile cependant de se cacher derriĂšre son petit doigt : le vote RN reste massif, en particulier dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales, et il est trĂšs probable que le parti de Marine Le Pen emporte la ville de Perpignan, oĂč Louis Aliot est candidat, ce qui en ferait la premiĂšre ville de plus de 100 000 habitants Ă  passer au RN, depuis Toulon en 1995. Quant Ă  Robert MĂ©nard (dont on peut se demander s’il est encore proche du RN), il risque bien d’ĂȘtre rĂ©Ă©lu sur BĂ©ziers dĂšs le premier tour


‱ Retour de Marie-Caroline Le Pen en politique : plus de vingt ans aprĂšs l’affaire de Mantes-la-Jolie en 1997, qui avait prĂ©cipitĂ© la scission au sein du FN, la fille ainĂ©e de Jean-Marie Le Pen est en 18e position sur la liste de Marc de Fleurian. AprĂšs s’ĂȘtre fĂąchĂ©e avec presque toute sa famille, l’heure est Ă  la rĂ©conciliation et au retour au bercail !

‱ L’ancien dirigeant du bloc identitaire Philippe Vardon a Ă©tĂ© sans surprise investi par le RN pour ĂȘtre candidat Ă  la mairie de Nice. Aujourd’hui membre du bureau national et vice-prĂ©sident du parti Ă  la rĂ©gion Paca, Vardon est pourtant rentrĂ© au FN au forceps, mais ça, c’était avant que les Identitaires soient invitĂ©s Ă  combler le manque de cadres du parti de Marine Le Pen, en particulier aux postes de communicants (la seule chose finalement que les Identitaires savent faire, se vendre).

. Toujours dans le mĂȘme style pour la ville de Tourcoing presque 100000 habitant-e-s, la deuxiĂšme ville du Nord aprĂšs Lille, lĂ  oĂč Darmanin le ministre des Comptes publiques doit se prĂ©senter. La tĂȘte de liste RN-Droite Populaire sur la ville sera un ancien Identitaire d’Amiens que l’on voyait dans le reportage sur le bar des Identitaires Ă  Lille, la Citadelle, d’Al-Jazeera. RĂ©mi Meurin est secondĂ© par une militante des RĂ©publicains Eva Ostozic qui se verra donc opposĂ©e Ă  son ancien mentor Ă  Tourcoing GĂ©rald Darmanin.

Union des droites

‱ Le RN pourra en tout cas compter sur le soutien de la Droite populaire (merci Thierry Mariani !) dans plusieurs villes : c’est le cas entre autres Ă  Bordeaux et Ă  Narbonne, par la voix de Jean-Paul Garraud (qui estime que “le RN d’aujourd’hui est le RPR d’hier“) ou encore Ă  Versailles.

‱ Ailleurs, le RN appelle les Ă©lecteurs LR Ă  le rejoindre, comme Ă  Rennes, oĂč le candidat mariniste Emeric Salmon est lui-mĂȘme issu des RĂ©publicains. C’est aussi le cas Ă  SĂšte, oĂč SĂ©bastien Pacull, prĂ©sident des RĂ©publicains (LR) dans l’HĂ©rault, mĂšne une liste “d’union des droites” soutenu par le RN.

‱ Si les relations RN / Debout le France sont plutĂŽt fraĂźches, certains n’hĂ©sitent pas Ă  prĂŽner l’alliance, au moins au niveau local : c’est le cas Ă  Tours, oĂč des militants DLF se retrouvent sur la liste du RN Gilles Godefroy. À Aix-les-Bains, le RN, qui n’a pas rĂ©ussi Ă  monter de liste, soutient la candidature de Christian Derenty, militant DLF.

Vie interne du mouvement

‱ Le RN au bord de la faillite ? Peut-ĂȘtre
 Avec 24,4 millions d’euros de dettes et des Ă©chĂ©ances Ă  la mi-avril (en particulier celle du prĂȘte contractĂ© auprĂšs d’une banque russe proche du Kremlin) , le parti de Marine Le Pen, comme il l’avait fait pour les Ă©lections europĂ©ennes de 2019, de lancer un emprunt national auprĂšs de ses sympathisants pour renflouer ses caisses, au risque de creuser un peu plus ses dettes, en ajoutant des crĂ©ances Ă  d’autres crĂ©ances.

‱ En attendant, les dirigeants du RN se mettent bien, avec des salaires plutĂŽt confortables (selon une grille de salaires datant de 2017) : 11700€ net par mois pour le trĂ©sorier Wallerand de Saint-Just (en comptant son indemnitĂ© de conseiller rĂ©gional et ses 3000 euros de retraite), 6 000 € pour Jean-Lin Lacapelle (ex-dĂ©lĂ©guĂ© national du parti), 5000 € pour Thierry LĂ©gier (garde du corps de Le Pen), prĂšs de 11000€ pour Marine Le Pen elle-mĂȘme (incluant son indemnitĂ© de dĂ©putĂ©), sans oublier la famille : 5000 € pour sa sƓur Yann (pour organiser les manifestations du RN) ; quant Ă  Louis Aliot (en 2011, alors qu’il Ă©tait encore en couple avec Marine Le Pen), il touchait 4000€ par mois
 mais pour un travail Ă  mi-temps !

‱ Une de ses collaboratrices a portĂ© plainte contre un Ă©lu rĂ©gional RN d’Île-de-France, Pierre-Charles Cherrier, qu’elle accuse d’agression sexuelle et de harcĂšlement sexuel. ce mĂ©decin gynĂ©cologue n’en est pas Ă  son premier coup d’essai, puisqu’une autre agression Ă  l’égard d’une Ă©lue FN, AurĂ©lie Cournet, lui avait dĂ©jĂ  valu une procĂ©dure disciplinaire au sein du Front national. D’aprĂšs Walleyrand de Saint-Just, Cherrier a Ă©tĂ© exclu du groupe en janvier dernier.

Retraites

‱ Le RN voudrait faire croire qu’il est solidaire du mouvement contre la rĂ©forme des retraites, mais quand il s’agit de venir le contrer dans l’hĂ©micycle parlementaire, il n’y a plus personne ! AprĂšs sept jours de dĂ©bats, aucun dĂ©pute RN Ă  l’horizon





Source: Lahorde.samizdat.net