Quartier rebelle et solidaire au coeur d’Athènes, Exarcheia était dans le viseur du premier ministre de droite Kyriákos Mitsotákis, élu en juillet dernier. Il avait déclaré vouloir « nettoyer Exarcheia en un mois ».

Le 26 août, des CRS (MAT), la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), et des membres de la police secrète sont entrées dans Exarcheia, ont vidé brutalement quatre squats et arrêté une centaine de personnes, militants et réfugiés, dont une quinzaine d’enfants.

Dans les squats de Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Foc et Gare, les familles de migrants ont été nassées et arrêtées par la police et emmenées vers les camps de réfugiés, dont on connaît les conditions sordides. Déjà, l’entrée de Spirou Trikoupi 17 et de Transito ont été murées avec des parpaings.

Figure emblématique de la contestation anarchiste en Europe, le quartier d’Exacheia abrite l’école Polytechnique d’Athènes d’où est née la contestation étudiante en 1973 qui mettra un terme à la dictature des colonels.

Aujourd’hui, Exarcheia abrite des écoles alternatives, des squats de collectifs anti-autoritaires, un dispensaire social, des librairies politiques, des cuisines autogérées, des squats de migrants. Certaines familles vivent là depuis des années dans l’auto-organisation en assemblées directes.

Il est impensable de laisser le gouvernement grec et sa police brutale anéantir les lieux de solidarité et de résistance d’Exarcheia. Ces lieux constituent la seule réponse qui vaille à la politique européenne d’austérité et de bannissement des réfugiés dont la Grèce est le laboratoire.

Nous soutenons Exarcheia et le mouvement social athénien !

CNT – Etpreci 75

En soutien aux camarades grec.que.s du quartier d’Exarcheia et le même jour qu’une manifestation à Athènes, nous appelons à un rassemblement pour faire une photo devant l’ambassade de Grèce (17 rue Auguste Vacquerie, 75016 Paris, métro Kléber) ce samedi 14 septembre à 14h.


Article publié le 12 Sep 2019 sur Paris-luttes.info