Jeudi 6 juin – Vannes – 19h esplanade du port, près du kiosque à musique : Rassemblement en mémoire de Clément Méric et de ses combats : antifasciste, syndicaliste, libertaire, anticolonialiste, anti-homophobie et pour la cause animale.

Prise de paroles et chants. Organisé par le groupe René Lochu

Noire est notre peine, rouge est notre colère.

Nous sommes là en mémoire de Clément Méric, antifasciste, syndicaliste, libertaire, anti-colonialiste, anti-homophobe et militant de la cause animale, mort sous les coups de membres de l’extrême-droite mercredi 5 juin 2013.
 

Nous exprimons haut et fort notre peine et notre colère devant la mort d’un compagnon de lutte, car ses combats sont les nôtres.

Nous tenons à rappeler la nécessité de combattre le fascisme, d’où qu’il vienne et quelque soit son apparat : en rangers ou en cravate, armé d’un poing américain ou d’une Rollex.

Si nous dénonçons les agressions et discours fascistes, racistes, sexistes et homophobes, nous n’oublions pas que ceux-ci trouvent leur source dans l’actuelle réorganisation du capitalisme (dite « crise« ) qui jette un nombre considérable de personnes dans la misère et la précarité… et dans des réponses simplistes et erronées (replis nationalistes ou religieux). En ce sens, tant en France qu’en Europe, les gouvernements successifs (dont l’actuel) portent une lourde responsabilité :

– en soutenant les logiques capitalistes, qui favorisent les « premiers de cordée » au détriment de la population de plus en plus précarisée,
– en cassant les conquêtes sociales qui se sont inscrites dans le droit du travail au fil des luttes,
– en tenant des discours sécuritaires et démagogiques qui stigmatisent les plus faibles,
– par le recours croissant et massif aux violences policières, dans les quartiers populaires, les ZAD et les manifestations, devant les universités et les lycées, et par une surveillance généralisée,
– en rejetant les migrant.e.s. et en les laissant mourir par milliers en Méditerranée.

Nous assistons donc à une orientation de plus en plus autoritaire de l’appareil d’État, notamment contre les mouvements sociaux.

Cette surenchère se distingue de moins en moins des discours et pratiques de l’extrême-droite.

Le fascisme est avant tout une idéologie liée à un pouvoir central fort, avec le culte du chef.

A sa loi du plus fort, nous opposons l’égalité et l’entraide.
A son autoritarisme, nous opposons la liberté.
A sa morale excluante, nous opposons l’émancipation.

Revendiquer l’autogestion généralisée de la société et la réappropriation de sa propre vie nous semblent être la meilleure réponse à l’exploitation capitaliste, à la domination de l’État et du patriarcat… et donc au fascisme.

L’opposition au « système » n’est en conséquence pas entre « modernes » et « nationalistes » mais dans la lutte des exploité.e.s contre leurs maîtres (politiques, économiques…).

Clément Méric était un militant, il dénonçait le capitalisme car il savait que ce système fondé sur la violence économique n’aboutit qu’à la violence sociale.

Parce que ses luttes sont les nôtres, Clément vivra dans nos combats.


Article publié le 06 Juin 2019 sur Anars56.over-blog.org