Décembre 8, 2020
Par Contrepoints (QC)
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Environ 200 policiers du SPVM ont été mobilisés ce matin pour procéder au démantèlement du campement Notre-Dame et à l’éviction de ses occupant.e.s. Avant même le lever du soleil, le SPVM avait fermé un large quadrilatère autour du campement, bloquant Sainte-Catherine à la circulation entre les rues Davidson et Moreau. La cavalerie, des escouades à vélos ainsi que l’escouade antiémeute ont été déployé dans le but d’empêcher quiconque, y compris les ressources de première ligne d’aide aux personnes en situation d’itinérance, d’accéder au campement. La police n’a pas hésité pas à utiliser de son poivre de cayenne pour dissuader les gens de s’approcher. Quelques centaines de personnes venues manifester se sont tout de même rassemblé.e.s aux extrémités du quadrilatère pour protester contre cette opération aussi soudaine que violente. La mairesse Plante avait en effet affirmé le 24 novembre dernier que personne ne serait forcé de quitter le campement. «Pour moi, l’idée du “bulldozer” ne sera jamais la solution; ni la force. L’idée, c’est d’en arriver à un compromis» avait-elle alors déclaré. Le changement de cap est radical. 

En fin d’après-midi, une centaine de personnes se sont rassemblées à la place Valois pour démontrer leur appui aux occupant.e.s qui ont été délogé.e.s ce matin et qui ont du abandonner le campement qu’ils et elles avaient investi depuis plusieurs mois. Dénonçant l’hypocrisie des élu.e.s, qui n’ont pas hésité à déployer une force policière colossale pour remettre à la rue des personnes en situation d’itinérance, les manifestant.e.s se sont dispersé.e.s en début de soirée sous le regard attentif de l’inquiétant dispositif policier qui patrouillait encore les rues d’Hochelaga-Maisonneuve ce soir.




Source: Contrepoints.media