Montpellier Poing Info, le 21 novembre 2017 – Depuis plusieurs semaines, des squatteurs et des squatteuses occupent une maison près de l’hôtel de ville histoire d’avoir un toit au dessus de sa tête, ce qui est plutôt pratique en hiver. L’huissier est passé et les occupant·e·s de la maison se sont alors rendu compte que le bâtiment a été loué par la mairie de Montpellier au… Raid, le groupe « d’élite » de la police nationale ! Le procès est pour demain à 9h au tribunal d’instance de Montpellier (9 rue Tarragone). Venez nombreuses et nombreux !


 Appel à soutien du Raid (repris du site Le Pressoir) :

Depuis le début du mois d’octobre, le long des rives du Lez, dans un quartier résidentiel comme il en subsiste à Montpellier malgré la vague gentrificatrice qui érige partout des immeubles de standing, il y a un squat.

Un squat pour rappel, c’est un habitat, souvent un bâtiment, qui au départ était laissé à l’abandon. Et dans ce lieu, pour palier à la crise du logement, à leurs précarité, ou pour manifester à leurs manière la gratuité de la vie et le fait qu’un toit soit un droit irréductible, des gens élisent domicile, sans en demander l’accord ni des propriétaires, ni de personne d’ailleurs.

Alors voilà, sur les rives du Lez il y a un squat, avec dedans environ 15 personnes sans domicile qui viennent d’horizons diverses et qui sont, en vrac, salariéEs, étudiantEs, chercheurSEs, pauméEs, volontaires, poèteSSEs et tant d’autres choses encore.

Le bâtiment appartient à l’État, à la mairie de Montpellier plus précisément, qui achète petit à petit et par préemption tous les biens immobiliers de la zone pour à terme les revendre à des promoteurs immobiliers et bâtir de la résidence de standing bien froide et sécurisé comme on en voit partout fleurir (fleurir est il le mot ?). Ce procédé, bien connu, c’est la spéculation immobilière. Avec des biens publics c’est apparemment possible…

L’État, donc, fait de la rétention de bâtiment lorsque 2000 personnes dorment à la rue à Montpellier chaque hiver, et combien plus sont mal logé… Et faisant valoir son sacro-saint droit à la propriété (lucrative), attaque les squateurSEs des rives du Lez pour qu’ielles quittent expressément les lieux, sans avoir droit à la trêve hivernale qui protège habituellement les occupantEs d’un logement pendant les pèriodes les plus froides de l’année.

Le motif invoqué par les employés de mairie : le bâtiment serait déjà loué, à titre gratuit, au Raid, le groupe d’élite de la police nationale (ya t-il une élite policière ?), afin qu’ils puissent s’y entraîner. Hors, depuis son allocation au Raid en juillet, le terrain n’a jamais été visité par ces derniers. Attendez-t-ils la venus des méchants squatteurSEs pour venir s’entraîner un peu ? Taper discrètement sur la racaille ça fait partie du métier non ?

Bref, les occupantEs des Rives du Lez sont convoquéEs à un procès pour être expulséEs de chez elles/eux. Alors pour faire face, venez nous soutenir Mercredi 22 Novembre à 9h au Tribunal d’Instance de Montpellier, 9 rue de Tarragone. Rassemblement dans la joie devant le palais, amenez du café et de la presse subversive, on crée du lien, on partage une bouffe, bref on se rencontre et on se soutient.

Non aux expulsions, mort à la propriété lucrative, mort au grand capital, et squat partout !

Source: http://www.lepoing.net/rassemblement-de-soutien-demain-a-9h-au-tribunal-dinstance-pour-le-proces-du-squat-du-raid/ -