L’assemblée de Montpellier contre les violences d’État et pour les libertés appelle à un rassemblement devant le tribunal de grande instance de Montpellier (place pierre Flotte), ce lundi 23 septembre à 14h, initialement pour soutenir un gilet jaune convoqué pour une affaire datant de plusieurs semaines. L’événement va prendre une tournure particulière puisque d’autres manifestants, interpellés samedi dernier lors de l’acte 45 des gilets jaunes, seront vraisemblablement présentés à un juge demain lors des audiences de comparution immédiate. L’assemblée de Montpellier contre les violences d’État et pour les libertés appelle à être nombreux demain pour « faire pression sur les juges, documenter la répression et pour montrer notre solidarité sans faille avec les prévenus ! »

Selon nos informations, parmi les personnes qui seront déférées demain figurerait un manifestant arrêté avec des fumigènes en sa possession, la préfecture de l’Hérault ayant effectivement publié des photos « d’engins pyrotechniques » sur les réseaux sociaux. Un article démontre que ces fumigènes ressemblent fortement à des « artifices d’extérieur du groupe K1 », c’est-à-dire, selon la législation, des « artifices qui ne présentent qu’un risque mineur », accessibles aux personnes « dont l’âge est supérieur à 12 ans ».

Par ailleurs, selon nos informations, les gardes à vue de Camille, l’observatrice de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), et de Gérôme, le journaliste de la Mule du Pape, auraient été levées ce dimanche après-midi. Le journaliste indépendant aurait été relâché sans aucune charge, à la différence de l’observatrice de la LDH, convoqué le 12 décembre notamment pour « rébellion », en sachant qu’elle passera aussi en procès le 1er octobre pour « entrave à la circulation ». Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’Homme considère que les forces de l’ordre cherchent « à criminaliser l’activité d’observation des pratiques policières ».


Article publié le 22 Sep 2019 sur Lepoing.net