Janvier 31, 2021
Par Actualités Sur Les CRA
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A Bordeaux

A Toulouse

Pas de couverture médiatique à Toulouse, aucun élu sur place non plus mais par contre un important déploiement policier contrôlant les papiers d’identités de chaque citoyen de passage sur l’avenue Latécoère, passant devant le centre de rétention. Non seulement un contrôle visuel des papiers mais aussi un scan permettant de chercher immédiatement des correspondances avec d’autres fichiers par exemple celui des personnes recherchées.

Devant le centre, les policiers et gendarmes étaient aussi nombreux que les manifestants pacifiques venus pour demander la libération de Rolandi, ce jeune papa géorgien enfermé au CRA.

Une entrevue a été demandée au commandant du centre et c’est au travers de la grille du CRA que s’est déroulé un échange informel entre le président du Cercle des Voisins et une représentante de la LDH de Colomiers. Le chef du centre n’a pas le pouvoir de libérer, ni même d’envoyer ce retenu dans un centre plus proche de sa famille. Il nous a assuré ne pas avoir d’info non plus sur un vol prévu pour la Géorgie.

Et patatras! Ce matin, lendemain des différentes mobilisations citoyennes,

Rolandi fait savoir à sa famille qu’on va lui faire un test PCR préalable à son renvoi vers Tbilissi. Sa femme et ses enfants sont en pleurs.

Depuis 2 ans, Rolandi et sa famille sont sur le seuil de la France en attendant qu’une porte s’ouvre. Franchir ce seuil signifierait pour lui ou elle, enfin la possibilité d’une vie. Juste cela.

Malgré des efforts évidents d’intégration, ce qu’a reçu Rolandi de l’État Français tient en ces 4 lettres OQTF assorti d’une punition immédiate, un enfermement administratif injustifié.

Deux personnes, deux femmes, peut-être deux mères ont le pouvoir de mettre fin à cette torture, d’ouvrir grande la porte de la France. Ce sont les préfètes de l’Ariège, Mme Feucher et la préfète de la Gironde, Mme Buccio.

Le sort de cette famille est entre leurs mains. Que feront-elles?




Source: Cercledesvoisins.org