C’était pendant la guerre. La radio nationale française embrassait la collaboration à bouche que veux-tu. D’où !

Les temps n’ont pas vraiment changé.

Il y a deux mois, les camarades de France Inter ont entamé une grève qui se poursuit encore à ce jour (fin janvier). Contre un plan de 200 suppressions d’emplois. Toujours plus avec toujours moins.

Au début, France Inter annonçait : « En raison d’un arrêt de travail de plusieurs organisations syndicales représentatives, nous ne sommes pas en mesure de… »
Puis, ce fut : « En raison d’un arrêt de travail d’une organisation syndicale représentative, nous ne sommes pas en mesure de… »
Et, désormais, c’est : « En raison d’un arrêt de travail de la CGT, nous ne sommes pas en mesure de… »

Dans l’art de stigmatiser une organisation syndicale hier représentative mais non nommée et, désormais, nommée, mais sous entendu non représentative, c’est du grand art.

La honte sur ceux et celles qui font ces annonces. Ce sont des collabos qui, comme tous les résistants de la 25 éme heure ne cracheront pas sur ce que les travailleurs en lutte auront obtenu.

Jean-Marc Raynaud


Article publié le 29 Jan 2020 sur Monde-libertaire.fr