Juillet 26, 2021
Par La Brique
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poissonEn juin 2019, alors que les libĂ©rations d’animaux d’élevage et les dĂ©gradations de miradors de chasse, boucheries et abattoirs se multiplient en France, une commission d’enquĂȘte de l’AssemblĂ©e nationale demande l’élargissement des moyens de lutte contre la radicalisation aux mouvements « vĂ©ganes Â»1. Dans ce contexte de criminalisation, nous avons suivi le procĂšs de militant.es antispĂ©cistes soupçonnĂ©.es de dĂ©gradation de vitrines de commerces dans la mĂ©tropole lilloise.

Le 8 septembre 2018, au JT de TF1. Deux silhouettes noires sont assises cĂŽte Ă  cĂŽte sur un banc du parc Matisse, le visage couvert. De leurs voix dĂ©formĂ©es, elles se prĂ©sentent comme antispĂ©cistes, et prĂŽnent l’offensivitĂ© et le rapport de force avec l’État face Ă  l’absence d’avancĂ©e concrĂšte de la cause animale. La dĂ©gradation d’Au Petit Mousse, une poissonnerie de la rue Gambetta, est Ă©voquĂ©e. « On a rĂ©alisĂ© que le boycott n’est pas efficace, la radicalitĂ© est nĂ©cessaire Â», expriment les deux activistes. « On veut que le spĂ©cisme soit reconnu comme une oppression systĂ©mique, comme le racisme ou le sexisme Â».

Le mĂȘme jour, Laurent Rigaud et Willy Schraen, respectivement prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des bouchers-charcutiers-traiteurs des Hauts-de-France et prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration nationale des chasseurs, sont Ă  Calais, Ă  quelques pas d’un salon commercial vĂ©gane qu’ils avaient tentĂ© de faire annuler en rĂ©ponse aux dĂ©gradations de commerces de la mĂ©tropole lilloise2. En visant un salon plus lucratif que militant, ces dĂ©fenseurs de la sacro-sainte libertĂ© de manger de la viande montrent qu’ils se soucient bien peu de la pertinence de leur cible, tant qu’ils peuvent profiter de l’exposition mĂ©diatique dĂ©clenchĂ©e par les bris de vitrine. On reproche souvent aux activistes antispĂ©cistes de choisir Ă©galement leurs cibles avec maladresse, en visant des artisan.es en bout de chaĂźne plutĂŽt que d’attaquer directement les abattoirs. Mais est-il pertinent de juger aussi sĂ©vĂšrement les cibles choisies par les antispĂ©s alors que de grosses enseignes capitalistes telles que McDonald’s ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©toilĂ©es et tagguĂ©es « stop spĂ©cisme Â» dans la mĂ©tropole, Ă  la mĂȘme pĂ©riode ? Celles-ci n’ont toutefois pas Ă©tĂ© mĂ©diatisĂ©es.

Friser le ridicule ne fait pas peur Ă  nos deux prĂ©sidents : ils sortent le costard et les pancartes reprĂ©sentant des photos de commerces caillassĂ©s. Une mise en scĂšne qui rappelle un mode de sensibilisation souvent utilisĂ© par les antispĂ©cistes pour rĂ©vĂ©ler les horreurs des Ă©levages et abattoirs. Face aux micros, leur discours est alarmiste. Laurent Rigaud, qui s’est portĂ© partie civile, dĂ©nonce l’absence d’interpellations suite aux « attaques Â» subies, et rĂ©itĂšre sa demande de protection policiĂšre face aux « extrĂ©mistes vĂ©ganes Â».

#HommageAuxFamillesDesVitrines

Trois jours plus tard, six militant.es antispĂ©cistes lillois.es sont placĂ©.es en garde-Ă -vue. La police suspecte les deux personnes interviewĂ©es par TF1 d’ĂȘtre dans le lot, et dĂ©ploie les grands moyens pour tenter de le prouver. Parmi les interpellĂ©.es, quatre personnes sont amenĂ©es Ă  comparaĂźtre le 14 novembre 2019 au TGI de Lille. Elles sont soupçonnĂ©es de dĂ©gradation de vitrines et/ou de jets de faux sang devant des commerces. Les jets de faux sang remontent au printemps 2017 et avaient Ă©tĂ© reconnus en garde Ă  vue. Ces dĂ©gradations lĂ©gĂšres, initialement absentes du dossier, ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es au procĂšs lors d’un report, afin d’apporter un peu de substance Ă  un dossier au demeurant bien creux.

Lors de l’enquĂȘte, l’ADN d’une des barbouilleuses de boucheries est retrouvĂ© sur des pavĂ©s qui gisaient au sol devant la boucherie l’Esquermoise et devant Au petit Mousse. Elle comparaĂźt aux cĂŽtĂ©s de sa compagne, qui se retrouve Ă  la barre au seul motif qu’elle n’a pas remis son code de tĂ©lĂ©phone lors de la garde Ă  vue. Alors qu’aucun Ă©lĂ©ment ne laisse penser qu’elle puisse ĂȘtre impliquĂ©e dans les faits poursuivis, la police l’interpelle en mĂȘme temps que sa compagne, uniquement parce qu’elle avait tentĂ© de cacher son tĂ©lĂ©phone portable lors de la perquisition : pratique pour grossir le nombre de terroristes interpellĂ©.es et faire plaisir Ă  notre prĂ©sident des boucher.es !

Le quatriĂšme inculpĂ©, absent du tribunal mais reprĂ©sentĂ© par son avocat, est jugĂ© lui aussi pour avoir refusĂ© de donner le code de dĂ©chiffrement de son tĂ©lĂ©phone Ă  la police. Rappelons que pour que le refus de donner son code de dĂ©verrouillage en garde Ă  vue constitue une infraction, trois critĂšres doivent ĂȘtre remplis : le tĂ©lĂ©phone doit appartenir Ă  la personne, on doit pouvoir prouver qu’il a pu servir Ă  commettre un dĂ©lit ou un crime, et la demande de dĂ©verrouiller le tĂ©lĂ©phone doit ĂȘtre requise par un.e magistrat.e. Or, il n’y a eu ni rĂ©quisition du Parquet, ni Ă©tablissement d’un lien entre les tĂ©lĂ©phones et un quelconque dĂ©lit. Les deux militant.es inculpĂ©.es pour ce fait n’ont fait qu’exercer leur droit au silence en garde Ă  vue, lorsque les flics ont outrepassĂ© leurs obligations en insistant pour obtenir leur code PIN. Sans grande surprise, les deux ont Ă©tĂ© relaxĂ©.es.

Outre ce refus de livrer son code PIN, le militant est aussi soupçonnĂ© d’ĂȘtre l’une des personnes qui donne l’interview au JT de TF1, car on a retrouvĂ© lors d’une perquisition une paire de gants ressemblant comme deux gouttes d’eau Ă  celle portĂ©e Ă  l’écran. L’enquĂȘte requiert des analyses ADN coĂ»teuses pour tenter de prouver que le militant a portĂ© ces gants, puisque c’est l’un des seuls Ă©lĂ©ments (que l’on a) contre lui. AprĂšs plusieurs analyses, son ADN est enfin retrouvĂ© sur un des gants, mais sur le poignet extĂ©rieur uniquement ! Ce qui ne prouve ni qu’il l’a un jour portĂ©, ni qu’il a rĂ©alisĂ© cette interview, et encore moins que c’est lui qui a dĂ©gradĂ© le Petit Mousse… Pourtant, c’est l’élĂ©ment le plus Ă  charge contre lui dans ce dossier.

Tout ce que vous ne direz pas
pourra ĂȘtre retenu contre vous

Devant la barre, comme au commissariat, les trois prevenu.es exercent leur droit Ă  garder le silence. Des leçons tirĂ©es de l’échec du procĂšs des antispĂ©cistes qui comparaissaient pour des incendies en mars dernier3 et de la dizaine de procĂšs intentĂ©s au collectif 269 LibĂ©ration Animale pour ses blocages d’abattoir et ses sauvetages d’animaux. Tiphaine Lagarde, co-fondatrice du collectif et elle-mĂȘme juriste de formation, a exprimĂ© sa profonde dĂ©sillusion de la Justice dans un article sur la dĂ©construction du mythe du procĂšs politique4. AprĂšs avoir cru possible d’émouvoir et de convaincre les juges du bien-fondĂ© de la cause antispĂ©ciste dans les prĂ©toires, Lagarde n’a pu que constater que la justice occulte les motivations Ă©thiques et que sa principale fonction est de punir en traitant les actions militantes comme de purs dĂ©lits de droit commun5. La libĂ©ration animale n’aura pas lieu dans les tribunaux.

dessin

Cette fois donc, nul rassemblement de soutien, nulle rĂ©ponse aux mĂ©dias dominants et nul tĂ©moin de moralitĂ© devant une justice qui a montrĂ© son hermĂ©tisme aux dĂ©bats Ă©thiques et politiques. De toute maniĂšre, « on n’est pas lĂ  pour faire le procĂšs de l’antispĂ©cisme Â», martĂšle encore la partie civile, qui n’a que son chiffre d’affaires Ă  la bouche et se soucie peu des considĂ©rations morales. Les trois militant.es Ă  la barre n’esquissent aucune explication, ne tentent aucune argumentation, et refusent d’entretenir le mythe d’un procĂšs politique fructueux. Ils et elles font le choix stratĂ©gique d’un silence d’insubordination, en rĂ©ponse au mĂ©pris du systĂšme judiciaire et rĂ©pressif Ă  l’égard de leur cause.

Ce silence stratĂ©gique, la procureuse ne cessera de le leur reprocher. S’ils et elles refusent de parler, c’est que ce sont des militant.es lĂąches, qui « assument de maniĂšre bien limitĂ©e leurs convictions Â». On les accuse d’agir cagoulĂ©.es et de ne pas revendiquer les actes dont on les soupçonne. Au comico comme en salle d’audience, on les pousse constamment aux aveux. Un avocat est obligĂ© d’intervenir pour dĂ©fendre leur droit au silence. Sur le procĂšs verbal d’une audition, on pouvait dĂ©jĂ  lire un flic faire des leçons de morale aux militant.es qui s’en tenaient au « Rien Ă  dĂ©clarer Â» : « Avez-vous conscience qu’en ne rĂ©pondant pas, vous mettez Ă  mal vos camarades et vous vous dĂ©solidarisez lĂąchement ? Â». La police et le tribunal prodiguent une leçon de ce que doit ĂȘtre un.e militant.e exemplaire : un.e militant.e qui ne se protĂšge pas, qui parle, que l’on peut punir, qui accepte de jouer le rĂŽle de martyr et de servir d’exemple pour affaiblir le mouvement.

Lorsque les preuves manquent, il n’est pas Ă©tonnant que le tribunal mette autant la pression pour pousser aux aveux. L’un des seuls Ă©lĂ©ments contre les deux personnes soupçonnĂ©es d’avoir dĂ©gradĂ© Au Petit Mousse est que leurs tĂ©lĂ©phones ont bornĂ© Ă  Wazemmes un vendredi soir. À plusieurs heures d’intervalle l’une de l’autre, ce qui ne prouve mĂȘme pas qu’elles se sont rencontrĂ©es cette nuit-lĂ . Le bornage du tĂ©lĂ©phone Ă  environ 1km des faits est aussi le seul Ă©lĂ©ment Ă  charge contre la personne inculpĂ©e pour la dĂ©gradation de Canard Street. Aucun ADN identifiĂ© sur les pierres retrouvĂ©es Ă  terre, aucun signe distinctif sur la vidĂ©osurveillance. Une fois encore, des Ă©lĂ©ments plus que lĂ©gers suffisent Ă  remplir un tribunal.

Qu’importe que le dossier soit creux et fait de preuves en carton, la procureuse pro-carnisme6 n’a de cesse d’approuver d’un hochement de tĂȘte les accusations et les dolĂ©ances de la partie civile, et ne s’embarrasse pas d’un manque de preuves : elle requiert trois mois de prison avec sursis pour le prĂ©sumĂ© porteur de gants, et huit mois de prison avec sursis ainsi qu’un stage de citoyennetĂ© « pour comprendre que leurs revendications font d’autres victimes » pour la militante dont le tĂ©lĂ©phone a bornĂ© trop prĂšs des vitrines Ă©toilĂ©es.

« Comment, dans dix ans, assumerons-nous assumerai-je cette dĂ©cision ? Â»

Si elle reste neutre entre les murs du Tribunal, la juge en charge de l’affaire ne cache pas ses questionnements personnels et professionnels sur la condamnation de militant.es antispĂ©cistes. Critique de sa maniĂšre de juger les activistes qui avaient incendiĂ© des restaurants spĂ©cistes dans la MĂ©tropole lilloise l’hiver dernier, elle s’interroge : « Qu’est-ce que la sociĂ©tĂ© française, avec ses lois, attend de nous ? Comment, dans dix/vingt ans, assumerons-nous cette dĂ©cision ? Est-ce que dans dix, quinze, vingt ans, les gĂ©nĂ©rations futures n’auront pas agi politiquement pour que les lois changent en leur sens ? Est-ce que la sociĂ©tĂ© française sera aussi surprise, choquĂ©e, interpellĂ©e par ce genre de comportement ? Â»7 La magistrate reconnaĂźt que ces procĂšs l’ont enrichie d’une rĂ©flexion plus approfondie sur les rapports des humain.es aux autres animaux. De fait, ses condamnations ont Ă©tĂ© un peu moins lourdes que les rĂ©quisitions de la Procureuse : une relaxe pour le militant qui avait touchĂ© un gant, un stage de citoyennetĂ© pour celui qui avait reconnu les jets de faux sang, et six mois de prison avec sursis, 4000 euros d’amende ainsi qu’un stage de citoyennetĂ© pour la militante dont l’ADN a Ă©tĂ© retrouvĂ©. Cette derniĂšre a fait appel pour les 4000 euros d’amende.

Lunaire

AntispĂ©cisme, vĂ©ganisme… Qu’est-ce que c’est ?

Le vĂ©ganisme est un mode de vie qui consiste Ă  boycotter, dans la mesure du possible, tous les produits ou services issus de l’exploitation animale, que ce soit dans la consommation alimentaire (boycott de la chair, des Ɠufs, du lait
), dans l’habillement (fourrure, laine, cuir), ou encore en refusant tous les produits testĂ©s sur les animaux, les zoos, les cirques avec animaux…
Or l’écueil de tout changement individuel, c’est d’ĂȘtre rĂ©cupĂ©rable par le capitalisme, Ă  mĂȘme de le vider de sa substance politique pour en faire une simple mode lucrative. D’oĂč le dĂ©veloppement rĂ©cent d’alternatives vĂ©gĂ©tales par les grandes entreprises comme Herta, qui surfent sur la vague vĂ©gane pour assainir leur image et montrer qu’elles aussi, au fond, se soucient un peu des animaux (mais quand mĂȘme moins que de leur chiffre d’affaires). Doit-on se rĂ©jouir de voir les offres vĂ©gĂ©tales prendre plus de place dans les rayons des supermarchĂ©s, ou rester sceptiques face au veganwashing d’enseignes capitalistes ? Toujours est-il qu’il faut refuser de rĂ©duire Ă  une simple mode ce qui est d’abord un boycott politique et une question de justice sociale envers les autres animaux, les non-humains8.
Pour rĂ©sister Ă  cette rĂ©cupĂ©ration mercantile, les dĂ©fenseur.ses de la cause animale prĂ©fĂšrent souvent se revendiquer « antispĂ©cistes Â», un terme plus explicitement politique. En effet, le spĂ©cisme est l’idĂ©ologie qui hiĂ©rarchise les individus en fonction de leur espĂšce et qui place l’espĂšce humaine au sommet de toutes les autres. Le spĂ©cisme tente de lĂ©gitimer l’exploitation et la mise Ă  mort des autres animaux par le simple fait qu’ils n’appartiennent pas Ă  notre espĂšce. L’antispĂ©cisme est la critique radicale de cette idĂ©ologie. Il incite Ă  prendre en compte les intĂ©rĂȘts de tous les animaux, humains ou non, sans discrimination arbitraire.

Le critĂšre scientifique reconnu par la plupart des antispĂ©cistes pour accorder une valeur intrinsĂšque Ă  un ĂȘtre vivant est sa sentience. Celle-ci dĂ©signe la capacitĂ© d’un ĂȘtre Ă  ressentir le plaisir et la douleur, des Ă©motions telles que la peur ou l’attachement, et Ă  Ă©prouver des expĂ©riences subjectives. Les progrĂšs scientifiques ont Ă©tabli que la quasi-totalitĂ© des animaux est douĂ©e de sentience, ce qui n’est le cas d’aucune plante (eh non, la carotte ne souffre toujours pas lorsqu’on la coupe !). Les antispĂ©cistes considĂšrent donc que les animaux, parce qu’ils sont sentientes, sont des individus Ă  part entiĂšre qui ont des intĂ©rĂȘts qui leur sont propres, comme celui de voir leur vie se dĂ©rouler sans souffrances Ă©vitables. Quand on voit quelles injustices les autres animaux subissent aujourd’hui, et le peu de personnes qui remettent en question le spĂ©cisme comme oppression systĂ©mique, on ne peut que constater que la lutte antispĂ©ciste est encore perçue comme une lutte trĂšs secondaire au sein des mouvements pour la justice sociale9.

De l’inoffensif « go vegan Â» au plus ferme « stop spĂ©cisme Â», qu’est-ce qui change ? Le message politique est beaucoup plus clair, et prend une dimension collective : il ne s’agit plus seulement de refuser Ă  titre individuel de participer Ă  l’exploitation animale, mais de dĂ©noncer tout un systĂšme d’oppression. Et de multiplier les tactiques pour l’abattre.

1. La commission ciblait en prioritĂ© la radicalisation des groupes d’extrĂȘme droite, mais visait Ă©galement les groupes « vĂ©ganes Â» et « anarchistes Â» : « Rapport sur la lutte contre les groupuscules d’extrĂȘme droite Â», AssemblĂ©e Nationale, 6 juin 2019.
2. « La guerre du steak n’aura pas lieu Â», la Brique, n°56, Automne 2018
3. « Nouveaux trophĂ©es pour les boucher.es Â», la Brique, n°59, Automne 2019
4. Tiphaine Lagarde, « DĂ©construire le mythe du “procĂšs politique” : pour une stratĂ©gie d’évitement de la rĂ©pression », 2019.
5. Interview de Vanessa Codaccioni « Criminaliser et rĂ©primer Â», la Brique, n°59, Automne 2019
6. Le carnisme est un terme de psychologie sociale qui dĂ©signe l’idĂ©ologie dominante et le systĂšme de croyance soutenant la consommation humaine de chair animale. Voir Dr Melanie Joy, Introduction au carnisme, 2016.
7. Antispécistes contre le systÚme, « Les Pieds sur Terre », France Culture, 7/10/2019.
8. Voir l’article d’OphĂ©lie VĂ©ron, « Le vĂ©ganisme est-il un mouvement de justice sociale ? »
9. Voir l’article d’Axelle Playoust-Braure, « AntispĂ©cisme : La gauche a-t-elle laissĂ© de cĂŽtĂ© une lutte ? »  et l’article de GDL « Les sites antiautoritaires et l’antispĂ©cisme »




Source: Labrique.net