Juin 24, 2020
Par Paris Luttes
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Cette chanson, écrite par des ami·e·s il y a quelque temps, se chante sur l’air de La rue des lilas. Hommage à Zyed et Bouna, à Babacar, à Zineb et à toutes celles et ceux mutilé·e·s et assassiné·e·s par la police, malheureusement trop nombreux·ses pour être cité·e·s ici.

Ce soir nous sommes électrocutés,

Nous réfugier, nous ne le pouvions pas.

Comme toujours, la police a bien patrouillé

Et nous a poussés jusqu’au trépas.

Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis

Que maudite soit la BAC !

Maudits les flics, leurs armes et l’État,

Tout s’embrase à Clichy sous-bois.

Ce soir je me fais abattre,

Alors que j’appelais au secours.

Après une première balle, j’en prends quatre.

Face aux flics, mes cris sont restés sourds.

Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis

Que maudite soit la BAC !

Maudits les flics, leurs armes et l’État,

Tout s’éteint au quartier Maurepas.

Depuis chez moi, je regarde la rue

En bas, le peuple y exprime sa colère.

Une pluie de bombes surgit et l’une d’entre elles me tue,

Mais l’État, lui, prétend le contraire.

Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis

Que maudite soit la BAC !

Maudits les flics, leurs armes et l’État,

Tout explose de la Plaine à l’Opéra.

La répression, c’est un massacre

De gens que l’on ne reconnaît pas,

Organisée par des gens que l’on consacre

Et blanchit à travers les médias.

Et la loi fait un massacre,

Elle invente un ennemi intérieur

Pour légitimer ce triste simulacre

De justice écrite par les vainqueurs.

Je vous le dis, je vous le dis, je vous le dis

Que maudite soit la BAC !

Maudits les flics, leurs armes et l’État,

Qui mutilent et tuent à tour de bras.

Maudits les flics, leurs armes et l’État,

On n’oublie pas, on ne pardonne pas.

On n’oublie pas, on ne pardonne pas !




Source: Paris-luttes.info