Avril 20, 2021
Par Le Pressoir
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Quand, qui et comment le B.A.T.? C’est pendant le premier confinement que nous est venue cette idĂ©e d’échanger sur l’isolement social qui nous Ă©tait imposĂ©. C’est pour ça qu’on s’est rĂ©uni.e.s pour rĂ©flĂ©chir sur ce qui nous arrive d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale et en particulier depuis le dĂ©but de cette pĂ©riode de coronavirus. Nous sommes des personnes mal-logĂ©.e.s, prĂ©caires, travailleur.euse.s pauvres, Ă©tudiant.e.s, femmes opprimĂ©.e.s, chĂŽmeur.euse.s, des galĂ©rien.ne.s, etc. Quasiment un an aprĂšs le dĂ©but du premier confinement, est ce que les personnes qui planifient cette sociĂ©tĂ© capitaliste et industrielle ont ƓuvrĂ© Ă  l’amĂ©lioration de nos vies ? Non. Elles continuent de s’enrichir sur nous et le vivant en gĂ©nĂ©ral ; elles nous rĂ©duisent Ă  l’état de marchandises pour servir leurs bon fonctionnement.



Du coup, la question qu’on s’est tout.e.s posĂ© c’est :
est ce qu’on veut encore continuer de vivre dans ce systĂšme qui dĂ©truit les liens sociaux, le vivant et mĂȘme les rĂȘves ? La rĂ©ponse est non. Alors plutĂŽt que d’amĂ©nager ce systĂšme pour le rendre moins pire en nous attaquant aux consĂ©quences, on prĂ©fĂšre s’attaquer aux causes parce qu’on refuse de nĂ©gocier avec les planificateurs de cette destruction programmĂ©e.

On est tout.e.s tombĂ©.e.s d’accord pour faire quelque-chose face Ă  cette dĂ©possession de notre capacitĂ© de circuler, nous rassembler, manger sainement, danser, communiquer, nous loger, rĂȘver, crĂ©er, d’agir et de nous organiser collectivement face Ă  l’altĂ©ration de nos libertĂ©s individuelles et collectives. En bref, on lutte contre l’appauvrissement de nos conditions d’existence. VoilĂ  pourquoi on a dĂ©cidĂ© de vivre autrement en participant Ă  la crĂ©ation d’autres formes d’organisation collective dans le respect des individualitĂ©s de chacun.e.s.

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Il y a donc trois thĂšmes principaux qui nous semblaient importants d’aborder pour commencer Ă  mettre en pratiques nos idĂ©es :

  • Soutenir les luttes Ă©mancipatrices contre ce systĂšme capitaliste, industriel, patriarcal, raciste, sexiste, etc.
  • Nous rĂ©approprier nos conditions d’existence quelque soit le domaine : accĂšs aux choses essentielles comme un toit, de la nourriture, la libertĂ© de circuler, communiquer librement, produire par nous-mĂȘmes des choses et des idĂ©es, etc.
  • Nous organiser pour plus d’autonomie sur le plan alimentaire en milieu urbain

On a pensĂ© que c’était important de faire les choses dans le centre-ville parce que c’est justement lĂ  que beaucoup de gens se croisent. C’est pour ça qu’on occupe un bĂątiment abandonnĂ© depuis plusieurs annĂ©es par ses propriĂ©taires. On Ă©tait d’accord pour dire que l’adresse gĂ©ographique du B.A.T. c’est pas important. C’est plutĂŽt les gens et les idĂ©es qui y circulent qui le sont. Si le B.A.T. de la rue de Substantion n’est plus ce soir. Vive le B.A.T. ! Ici, ailleurs et maintenant ! Pour le nom B.A.T. chacun.e est libre de l’imaginer :

Brigade Anti Tonfas,

Barbies Anars du Terter,

Binks Anti Teshmi,

Bande Anti Taf,

Bastien Au Terrain,

Balkany Au Tarmi,

Bat A Totos,

Bouffe Autonome Temporaire…

Enfin, on espĂšre que t’as envie de passer voir ce qu’il se passe par lĂ , t’organiser avec nous, proposer des activitĂ©s, des idĂ©es, Ă©vĂ©nements, welcome ! On est lĂ … Ahou ! Ahou ! Ahou !

Bienvenu.e.s au B.A.T.!




Source: Lepressoir-info.org