Les extrémismes actuels sont issus en grande partie des classes populaires ou moyennes et se tournent vers les discours virulents pour « protéger » le Portugal blanc contre la « menace » d’une société multiethnique et multiculturelle.

« Portugal Hammerskins » et autres skinheads :

Leurs prédécesseurs étaient actifs dans des organisations violentes visant à arrêter la progression du communisme au Portugal, issu de la transition d’un régime dictatorial, à la démocratie – entre 1974 et les années ‘80.

« Dans la transition vers la démocratie, des réseaux clandestins armés sont nés de groupes nationalistes ou d’organisations paramilitaires au sein du régime autoritaire déchu. Plus récemment, nous avons assisté à une fusion de l’ultranationalisme de la vieille extrême droite avec le racisme néo-nazi de la sous-culture skinhead. » – Raquel Da Silva, Université de Birmingham.

Mise à part cette particularité « générationnelle » la descendance d’aujourd’hui, comme le parti d’extrême droite Chega, ne déclenche pas de campagnes politique contre des cibles particulières ; Les militants « classiques » visent le système, aux travers de manifestations, à l’identique de n’importe quel parti politique ou groupe revendicatif.

Il n’en reste pas moins que l’extrême droite portugaise se perpétue, sous diverses formes, et que des conflits idéologiques sur « l’action », entre groupes prônent l’utilisation de la violence, et militants modérés, existe.


Article publié le 03 Juil 2020 sur Nantes.indymedia.org