1) Le samedi 13 avril Ă  Toulouse (acte XXII des gilets jaunes) la ville Ă©tait en Ă©tat de siĂšge, les manifestants bloquĂ©s systĂ©matiquement dans des nasses policiĂšres Ă©taient gazĂ©s et matraquĂ©s, la BAC dĂ©chainĂ©e par sa haine des gens frappait tout ce qu’elle pouvait (BAC qui a fait ses armes contre les habitants des quartiers populaires). Les ordres de l’Etat Ă©taient clairs : tout faire pour que les manifestants ne soient plus visibles, entendables, qu’ils aient peur, mal et ne reviennent plus.

Dans ces moments de nasses, de gazages intensifs, de matraquages sauvages, de panique, certains ont pensĂ© Ă  Charonne, 8 fĂ©vrier 1962, quand la police a tuĂ© 8 personnes qui manifestaient contre la guerre en AlgĂ©rie et contre l’OAS (organisation fasciste pour l’AlgĂ©rie française).

Ce 13 avril, certains ont eu le sentiment que l’Etat Ă©tait prĂȘt Ă  assumer de nouveau une telle violence.

2) Situation de violences extrĂȘmes menĂ©es par la police et la gendarmerie contre des gens qui manifestaient pacifiquement : le mot guerre revient souvent ce jour lĂ  quand des manifestants peuvent discuter en petits groupes. La prĂ©sence de blindĂ©s ne faisant qu’accroitre cette rĂ©alitĂ©. 

Un Ă©tat qui veut et fait la guerre Ă  son peuple, un Ă©tat qui n’a plus d’autre politique que la force brutale, la violence, la peur et la haine contre quiconque le contredit, voilĂ  ce que les gens trouvent aujourd’hui face Ă  eux quand ils dĂ©cident de se montrer pour dire leur vie, leur situation et ce qui doit changer Ă  leurs yeux ; c’est ce que chacun peut constater.

L’Etat pourrait agir autrement mais le choix fait, celui d’ĂȘtre sĂ©parĂ© des gens, de se considĂ©rer sans peuple, de ne pas vouloir compter et respecter chacun, mĂšne Ă  de telles violences.

3) Cette politique de guerre on la retrouve dans la politique extĂ©rieure de la France. Voir l’exemple rĂ©cent des ventes d’armes Ă  l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis afin qu’ils puissent affamer et tuer une partie de la population civile du Yemen et oĂč des trĂ©sors archiecturaux de l’humanitĂ© (il n’y a pas que Notre Dame de Paris qui en est un) sont dĂ©truits rĂ©guliĂšrement par des bombes bien françaises (on peut citer aussi la Syrie, l’Irak…)

Pour cette Rencontre autour de la question de la politique de guerre de l’Etat, nous proposons quelques points au dĂ©bat :

‱ Face Ă  un tel Etat, peut-on changer de terrain afin que le dĂ©bat ne soit pas circonscrit Ă  la question de la violence ? Qu’est-ce que cela peut ĂȘtre et qu’est-ce que cela demande ?

‱ Quand un Ă©tat n’a plus que la guerre comme politique, peut-on penser et rĂ©aliser une entente entre les gens comme force possible pour y faire face ?

‱ Est-il possible de penser et faire une politique qui permette de contraindre l’Etat, d’inflĂ©chir sa politique, autrement dit est-il possible de faire exister une puissance des gens eux-mĂȘmes ? Nous pourrons nous appuyer sur des exemples oĂč des gens contraignent ou ont contraint l’état sur des situations prĂ©cises. DĂ©battons-en :

MARDI 21 MAI, A 18H30

PETITE SALLE ESCOUSSIERES ARNAUD BERNARD

3 rue EscoussiĂšres Arnaud Bernard, MĂ©tro Capitole ou Jean-JaurĂšs

Dans le cadre des « Rencontres pour penser l’aujourd’hui Â»

mail : [email protected]

site : www.ouvriersgensdici.net Toulouse, le 17/04/2019

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