Au-delà de la violence d’État, qui nous touche collectivement. Il y a la violence de la police « in situ » contre les manifestant.es, qui touche chacun.e individuellement. Cette dernière sert de « moyen de coercition » pour provoquer une « réponse défensive » chez le manifestant.e, ce qui peut être traumatisant dans certains cas.

L’État a toujours refusé de mettre fin à la lutte des classes, car son existence en dépend.

Torturer les Français est une tradition aussi ancienne qu’être révolutionnaire.


Les choses ne vont pas mieux ou pire, il y a des vagues et ces cycles de révolution et de résistance. Cependant, ils sont toujours précédées par des années d’acceptation et de soumission à l’Etat, aux patrons, aux normes instituées, etc. Pour des personnes qui cherchent un autre monde, qui vivent insatisfaites et qui d’une manière ou d’une autre se politisent, aller à la confrontation, être un.e révolutionnaire, fait partie du « métier ».

Psychologie de la peur.
Karnaval des Gueux, pendant la blocage de la police.

Il y a des millions de personnes victimes d’injustice sociale en France, mais qui néanmoins, ont toujours cru à l’État, au rôle de protection de la police et des institutions, la valeur du travail et du patronat.

Beaucoup de personnes que nous voyons aujourd’hui dans les manifestations gilets jaunes, n’ont jamais subi sur leur propre corps ; la répression, la violence de la police, les atteintes aux droits fondamentaux, à l’intégrité physique et psychologique. Pour ces personnes de « bon cœur » de notre société, c’est une surprise de se faire tabasser ou gazer gratuitement. Ces petites minutes, sont pour beaucoup d’entre nous une expérience délicate et traumatisante qui demandent un long processus avant de pouvoir « comprend et accepter » la totalité des faits.

Psychologie de la peur.
Acte XVII. Street medic evacue une habitante.

Le gouvernement Français apporte « l’accompagnement à des victimes de violences et de dégradations », suite aux manifs Gilets Jaunes. Mais qui va aider les manifestants pacifiques victimes des violences policières.

Tous ces hommes/femmes politiques qui gouvernent notre pays sont-ils aveugles ? Ou veulent-ils ignorer les effets négatifs de la répression policière sur la population ?

Les faits montrent que l’État veut délibérément (à travers la peur) dissuader les citoyen.ne.s de sortir pour manifester. Macron lui-même a fait croire « que si les gens ne veulent pas être victimes des violences policières, ils ne doivent pas participer aux manifestations ». Il est temps de prendre conscience que des milliers de personnes (tous les weekends en france) qui participent ou pas aux manifestations, sont obligées de respirer un gaz considéré comme une « arme de guerre » qui les incite à pleurer, à vomir et à éprouver des difficultés respiratoires.

Psychologie de la peur.
Acte XVII, policier tiens un LBD40.

De nos jours, la police du maintien de l’ordre veut disperser les manifestants le ( « plus rapidement possible » selon Castaner ) mais quel est le prix à payer ?

La BAC massacre les manifestants et fait des arrestation arbitraires. Toutes les forces policières utilisent des balles LBD40 et les grenades GLI-F4 pour disperser/attaquer les manifestants, ce qui entraîne de graves blessures physiques, mais également entraîne des énormes blessures psychologiques.

Ne nous laissons pas enfoncer dans la psychologie de la peur, dynamisions nos liens de luttes et que chacun.e dans son domaine, invente des nouveaux mondes.