Immédiatement, les images tournent en boucle sur toutes les chaînes de télé. L’évènement est mis à la Une. Tout ce que la France compte de chroniqueurs de droite et de politiciens véreux s’indigne, parle d’une « agression », monte l’affaire en épingle. La manifestante est arrêtée. En bon laquais, France Inter balance même l’identité de la femme en garde à vue, sa vie privée – elle est infirmière mise à pied –, ses opinions politiques – en faveur de Mélenchon et contre le Pass Sanitaire –, ses partages sur les réseaux sociaux… Jamais France Inter n’aura enquêté aussi efficacement sur les policiers violents, les puissants corrompus, ni pour dévoiler la personnalité de militants d’extrême droite ayant commis des agressions. Par exemple la bande de néo-nazis qui a tué un rugbyman à Paris pendant la présidentielle.

Cette indignation médiatique inouïe pour « l’agression » d’un pompier de Paris est obscène. Obscène parce que le gouvernement Macron a littéralement tiré des grenades explosives sur les pompiers durant son quinquennat. Des pompiers ont même été mutilés par la police. Tout ces médias s’en moquaient, détournaient le regard, organisaient l’omerta. Quelques rappels :

➡️ En janvier 2020, la police attaque une manifestation de pompier. Des centaines de grenades lacrymogènes sont tirées. L’un deux reçoit un tir de LBD en pleine tête lors d’une manifestation à Paris et s’écroule. Tout est filmé :

https://liberation.fr/checknews/2020/01/28/que-sait-on-de-cette-video-d-un-pompier-se-prenant-un-tir-de-lbd-dans-la-tete_1775786/

➡️ En octobre 2019 des vidéos montrent de nombreuses grenades exploser sur des pompiers qui se replient, il y a de nombreux blessés, quelques images ici :

➡️ Lors de cette manifestation, un pompier blessé par un tir de balle en caoutchouc exprime sa colère contre Macron. Non seulement personne dans la classe politique ne condamne la violence subie – bien plus grave que celle du 1er Mai –, mais c’est le pompier blessé qui est sanctionné par sa hiérarchie !

➡️ Toujours lors de cette manifestation de 2019, un pompier de Côte d’Or perd un œil, manifestement suite à un tir de grenade de la police. « Mon collègue était à côté de moi, il a levé la tête et il a pris un éclat de grenade sur le casque. Il est tombé à terre tout de suite » explique un soldat du feu. Zéro condamnation nulle part.

Et ce ne sont que quelques exemples. Pour les médias, une manifestante qui tente de pousser un pompier est une « agression », mais des violences policières à répétition contre des pompiers qui réclament des moyens décents n’en sont pas. Hypocrite. Pourtant, en l’occurrence, un sapeur pompier qui éteint une barricade avec la police, ça n’est pas ni une opération de soin, ni du secours : c’est un militaire qui fait du maintien de l’ordre. Et les seules personnes réellement blessées à Paris ce jour là ont été des manifestants, notamment une femme le crâne ouvert par des coups de matraque.




Source: Iaata.info