Depuis plusieurs mois la guerre a fait son grand retour dans notre réalité médiatique quotidienne. Elle est pourtant bien présente partout et depuis bien longtemps à travers le monde. Les discours nationalistes, xénophobes, racistes et guerriers se succèdent et se mêlent, comme souvent, aux enjeux de pouvoir et d’argent.

Face à cela nous vous proposons de ramener la guerre à une réalité locale bien matérielle, son industrie. Car Toulouse, en plus d’être le pays de la violette, de la saucisse et de Jean-Luc Moudenc, est aussi un point stratégique de l’industrie de guerre depuis plus d’un siècle. A la fin du XIX ème l’industrie de la mort se développe et devient rapidement essentielle à l’économie locale. Elle survivra aux différents régimes et perdurera au gré des conflits tout en se mélangeant petit à petit avec l’industrie civile. AZF, Thalès, Airbus, Safran, pour ne citer que ceux-là, sont autant de noms qui font la fierté de la région mais laissent un arrière-goût morbide.

Dans cette période ou s’annonce l’intensification de la production d’armes, les commandes pleuvent et les industriel.le.s se frottent les mains.

Quand la fête pue le cadavre on peut casser l’ambiance, rendez-vous le jeudi 30 juin pour un événement (en mixité) accueilli par le Placard Brûle.

Pour parler des enjeux capitalistes contemporains et historiques de la guerre dans la ville rose, où les pouvoirs publics et les industriel.le.s aiment la castagne. Et se poser la question ensemble des imaginaires qu’on peut avoir pour lutter contre.

Au programme :

  • 19H30 Ouverture des portes.
  • 20H30 Présentation et projection du documentaire « La Poudrière » (20min) sur l’histoire de l’industrie militaire sur l’île d’Empalot et du Ramier, à Toulouse.
  • 21H Discussions autour de l’industrie militaire et des imaginaires pour y faire face.

Y aura à grignoter sur place.

Et une table d’infos avec des textes et brochures contre la guerre.




Source: Iaata.info