La santé mentale dans toutes ses complexités est un sujet qui touche à peu près tout le monde… et pourtant, on en parle rarement. Le validisme est répandu même parmi les communautés qui luttent contre d’autres normes sociales oppressives telles que l’hétéro-patriarcat et le racisme institutionnalisé.

Pour ceux d’entre nous qui souffrent de dépression, de psychose ou de toute autre forme de folie, nos luttes restent généralement invisibles et non reconnues jusqu’à ce qu’elles se transforment en une véritable crise. Lorsque cela se produit, le potentiel coercitif massif de l’État est utilisé pour nous forcer à revenir dans le rang. Si nous avons la chance d’échapper aux prisons et aux protections psychiatriques qui constituent l’épée à double tranchant de la psychologie carcérale, nous sommes souvent traumatisés, lourdement traités avec des médicaments et susceptibles de faire l’objet d’une institutionnalisation ultérieure.

Dans l’épisode de Trouble de ce mois-ci, SubMedia s’adresse aux personnes qui repoussent cette état de fait. Refusant d’accepter l’idée que le malaise mental est l’unique résultat de la chimie du cerveau d’une personne, ils reconnaissent au contraire la nature fondamentalement sociale et interconnectée des gens et de nos problèmes. Plutôt que de laisser les interventions rester sur le territoire des psychiatres et de la police, nos invités se réapproprient des traditions, expérimentent des collectifs d’auto-thérapie et construisent des relations fondées sur des soins et la confiance qui forment les bases solides nécessaires aux communautés engagées dans la lutte.

Bande d’annonce du documentaire : cliquer ici

Durée : 35 minutes en VOSTFR suivi d’un débat

Prix : Participation libre

Lieu : Café associatif l’Astronef (3 place des avions – Rangueil / 300 mètres du métro Saouzelong)