Féminisme révolutionnaire dans une époque de misogynie résurgente. Dans l’épisode de ce mois-ci de Trouble, Sub.Media examine le patriarcat comme un système durable de contrôle social, économique et politique, et partage des histoires sur certaines des luttes de première ligne menées par les femmes du monde entier.


Bande-annonce : https://sub.media/video/trouble-11-destroying-domination-trailer/

Durée : 46 min en VOSTFR puis débat

Prix : Participation libre

Lieu : Café Associatif L’Astronef, 3 place des avions, Rangueil/Saouzelong, 31400 Toulouse


Aujourd’hui, des décennies de victoires acharnées dans la lutte pour l’émancipation des femmes sont menacées par des vagues de misogynie résurgente. Par des attaques contre l’avortement, l’intégrisme religieux et un nationalisme autoritaire… le patriarcat est en marche. Pendant que les médias de masses célèbrent le mouvement #TimesUp initié par des femmes riches à Hollywood, le féminicide, l’exploitation sexuelle et le viol continuent de déchirer les communautés les plus marginalisées.

Les systèmes de domination masculine sont à la base même du capitalisme et du pouvoir d’État. Pendant les périodes de crise politique et de contre-révolution, les femmes et tous ceux qui évitent leurs rôles de genre socialement assignés sont souvent les premiers à être la cible de répression et de violence accrue. Cela est dû en partie à la position importante que les femmes ont toujours occupée, en tant que cœur battant des communautés de résistance.

Mais cette répression est également conçue comme un épouvantail symbolique pour les hommes de la classe ouvrière qui sont bouleversés par leur statut social et économique en déclin, et qui plutôt que de concentrer leur rage sur leurs véritables ennemis – les riches et les puissants – ont historiquement et systématiquement choisi de s’accrocher toujours plus à leurs positions de pouvoir relatif et de contrôle sur leurs camarades féminines potentielles.


Article publié le 21 Jan 2020 sur Iaata.info