Juin 9, 2021
Par Attaque
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Contra Info / mercredi 9 juin 2021

Après le transfert, le week-end dernier, des prisonniers du CAS [Cárcel de Alta Seguridad, Prison de haute sécurité ; NdAtt.] et de la Sección de Máxima Seguridad [Section de sécurité maximale, une autre partie de l’UEAS – Unidad Especial de Alta Seguridad, Unité spéciale de haute sécurité ; NdAtt.] de Santiago à la prison/entreprise de Rancagua, aujourd’hui, 8 juin, la totalité des prisonniers transférés et relocalisés dans les modules 1 et 2 de Rancagua a commencé une mobilisation contre les conditions de détention inacceptables qu’on veut leur appliquer. Les prisonniers anarchistes et subversifs sont partie active de cette mobilisation. Quelques jours après avoir terminé une grève de la faim de 50 jours, contre les modifications du décret-loi n°321 et les obstacles à l’obtention de la « libération conditionnelle », ils utilisent à nouveau leur corps comme une bastion dans la lutte. Dans cette mobilisation qui vient de commencer, la majorité des prisonniers est ensemble dans une grève de la faim illimitée.

Les conditions actuelles des prisonniers récemment transférés sont inacceptables : ils sont complètement enfermés dans des cellules individuelles, pendant 24 heures , les avocats n’ont pas la possibilité d’accéder à la prison, les communications téléphoniques ont été réduites ou annulées. L’excuse avancée pour leur enfermement complet et leur isolement est une supposée quarantaine « d’arrivée », une mesure absurde, compte tenu du pourcentage important de prisonniers vaccinés.

Si à cela nous ajoutons la série de restrictions à l’entrée des colis (qui sont donc complètement aléatoires et insuffisants pour nourrir les prisonniers), la réduction des vidéo-appels, obtenus lors des dernières mobilisations, et l’intention d’imposer un régime interne de punitions, le cadre est insoutenable.

Les raisons de ce transfert sont de type administratif (le renouvellement du CAS) et même les matons de Santiago ont été réaffectes à Rancagua, pour continuer à garder ces prisonniers ; il est donc urgent de garantir les conditions minimales, pour les prisonniers, qui ont été gagnées avec des luttes historiques au sein du CAS.

Pour cette raison, la mobilisation et la grève de la faim portent les exigences suivantes :
– Dans l’immédiat et urgemment : Fin de l’isolement strict et des 24 heures d’enfermement. Non à une punition déguisée en quarantaine.

– Maintien des colis, dans des conditions dignes, conformément à celles qui existaient au CAS, d’où les prisonniers viennent, puisqu’il s’agit d’un transfert administratif.

– Que la séjour dans cette prison ne réponde pas à des logiques perverses de punition et d’isolement (une prison dans la prison) et que tous les prisonniers provenant du CAS et de la Section de sécurité maximale de Santiago, qui se trouvent actuellement dans les modules 1 et 2 de la prison de Rancagua, puissent profiter de leurs heures de promenade. Bref, un régime de détention digne et conforme à leurs besoins.

SOLIDARITÉ ACTIVE ET COMPLICITÉ AVEC LES PRISONNIERS EN LUTTE !
CONTRE LES PUNITIONS ET L’ISOLEMENT SOUS COUVERT DE PANDÉMIE !
DÉFENDONS TOUS LES ACQUIS DE LA LUTTE À L’INTÉRIEUR DES PRISONS !
À BAS LES MURS DES PRISONS !

Buscandolakalle
bulletin d’information sur les prisonnier.e.s subversif.ve.s et des anarchistes en lutte dans les prisons chiliennes.




Source: Attaque.noblogs.org