78actu / vendredi 28 août 2020

La maison centrale de Poissy (Yvelines) refait parler d’elle. […] Vers 16 h, mardi 25 août, des agents de l’équipe locale d’appui et de contrôle (ELAC) procèdent à une fouille inopinée de la cellule d’un détenu. Ô surprise, ils découvrent un sac contenant le parfait équipement pour tenter une évasion : trente mètres composés de plusieurs tissus noués entre eux et reliés à une serviette de bain, une paire de gants renforcés type gants de manutention, un grappin réalisé à l’aide d’un cintre ou encore un bâton affublé d’un crochet métallique qui aurait pu servir d’arme.

Le détenu, âgé de 56 ans, incarcéré à la maison centrale de Poissy depuis septembre dernier, a été interpellé et aussitôt transféré dans un autre centre de détention. « Le parquet a été saisi de l’affaire », indique la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris Île-de-France. L’individu, bien connu de l’administration pénitentiaire, est un condamné à la prison à perpétuité pour des faits de grand banditisme.
La CGT Pénitentiaire précise, par ailleurs, qu’il n’en est pas à son coup d’essai. « C’est le roi de la belle. Il avait participé à une première tentative d’évasion en 1992 à la maison centrale de Clairvaux (Aube) (aujourd’hui fermée, NDLR). »
Le 11 septembre 1992, deux détenus avaient pris en otage un surveillant dans le but de s’évader. Sept autres détenus avaient alors rejoint le mouvement. Des échanges de coups de feu provoquent la mort d’un surveillant et d’un des détenus. Les évadés avaient finalement été recapturés, le dernier en 1995. Le décès de leur collègue avait entraîné un important mouvement de grève dans les prisons de France. […]


Article publié le 30 Août 2020 sur Attaque.noblogs.org