Décembre 12, 2020
Par Attaque
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Contra Info / samedi 12 décembre 2020

Depuis la Prison de haute sécurité [Cárcel de Alta Seguridad – CAS] de Santiago du Chili, nous déclarons que :
Aujourd’hui, vendredi 11 décembre, à midi, nous mettons fins à notre mobilisation, une grève de la faim [en continuant à ingérer des liquides ; NdAtt.], à durée indéterminée, que nous avons commencée le lundi 30 novembre et qui avait pour but le rétablissement des parloirs, un signe incontournable de dignité.

Rassemblement solidaire devant la CAS


Nous partons du principe que nous avons contribué à réaffirmer une exigence juste et digne, telle que la fin de l’isolement prolongé, faussement justifié par le fait que nous serions une population à risque, ainsi que le rétablissement du droit aux parloirs, un signe incontournable de dignité.

Nous savons que le fait d’être en prison et de payer avec des années de nos vies à cause d’une justice qui ne condamne que les pauvres est provoqué par le fait que nous vivons dans une société apathique, qui voit la punition et l’extension de la répression comme les seuls moyens de maintenir une fausse paix sociale, qui ne favorise que les classes les plus riches.

Nous lançons également un appel clair pour affronter avec force et clarté l’application illégale du décret-loi 321*, écrit dans le parlement chilien pourri et comme toujours dans le dos du peuple, entre les années 2016 et 2019, quand il a été promulgué en toute complicité avec le pouvoir politique et judiciaire.

Nous saluons toutes les prisons où les prisonnier.e.s ont manifesté avec dignité, ont lutté pour leurs droits et ne se sont pas laissé.e.s piétiner, que ce soit par des arrêts des activités, des grèves de la faim, des grèves de la gamelle, des communiqués ou des gestes de conscience et d’action.

Nous restons attentifs et vigilants.

Pour des parloirs dignes !
L’isolement est une torture !
Pour l’abrogation du décret-loi 321 !

Prisonniers de la Prison de haute sécurité
Santiago, Chili.
Vendredi 11 décembre 2020.

Note : Nous rappelons que le compagnon subversif Marcelo Villarroel Sepulveda participait a cette grève de la faim, avec plus de 40 prisonniers mobilisés.

*Note d’Attaque : le décret-loi 321 oblige les détenu.e.s à purger les deux tiers de leur peine avant de pouvoir accéder à la libération conditionnelle (tandis qu’avant on leur demandait d’en avoir fait la moitié) et ils/elles doivent aussi obenir l’avis favorable dans un rapport psycho-social effectué par les matons. Il a effet rétroactif.




Source: Attaque.noblogs.org