Après quasiment 3 mois de luttes, de grèves et de mobilisations, ce n’est pas la perspective de l’adoption en force d’une loi rejetée par une large majorité de la population, qui va nous arrêter : au contraire.

Parce que cette lutte est inédite, par sa force, sa durée, son originalité, parce que défendre coûte que coûte un système de retraite par répartition qui soit juste pour toutes et tous est un choix fondamental de société, parce que nous voulons vivre et non survivre, nous ne capitulerons pas !

La colère sociale qui a débouché sur le mouvement entamé le 5 décembre, dans la continuité de celui initié un an plus tôt par les Gilets jaunes, est loin d’être éteinte.

L’échec prévisible de la conférence de financement et l’option de plus en plus d’actualité d’un recours gouvernemental au 49.3 seront autant d’éléments qui vont attiser plus encore le feu social !

Depuis de nombreuses semaines les avocats sont à nos côtés et nous ne pouvons que saluer leur détermination.

Le gouvernement est chaque jour plus impopulaire,

plus fébrile et plus autoritaire.

L’escalade répressive mise en œuvre par Macron et ses ministres vise à nous empêcher d’exprimer notre rejet de leur politique et de la contre réforme des retraites.

Les convocations au commissariat, les poursuites disciplinaires et pénales, les arrestations et garde-à-vues arbitraires et sans fondements se multiplient, dans de nombreuses villes, les violences policières sont monnaie courante.

Nous sommes solidaires de tous nos camarades inquiétés.

Nous devons défendre sans relâche les libertés syndicales ainsi que le droit de grève et de manifestation.

Nous n’accepterons pas que la macronnie prétende nous empêcher d’exprimer notre colère !

Nous sommes le peuple qui lutte contre ce gouvernement qui a perdu toute légitimité et qui, faute d’arguments, ne nous oppose que la force et le mépris.

Ce mépris est incarné par Meyer Habib, le député qui s’est permis d’insulter les parlementaires qui ont participé à la danse « à cause de Macron ».

Un appel des « petites connes » est en ligne, signons-le massivement pour protester contre cette attaque sexiste et injurieuse !

Le 8 mars c’est la journée internationale des luttes pour les droits des femmes et non pas la journée de la femme comme le dénaturent à souhait les grands médias.

Le 8 mars 2020 doit être une date incontournable du combat social dans ce pays. Parce que Les femmes n’ont toujours pas l’égalité, et qu’ elles vont perdre encore plus leur autonomie économique avec cette contre-réforme des retraites, elles sont en vérité les grandes perdantes et les auto-amendements mineurs apportés hier à l’assemblée n’y changeront rien.

Alors oui, crions le haut et fort !

Le 8 mars 2020 doit être le prolongement de la lutte contre le projet de loi.

Avec le collectif 8 mars toute l’année, envahissons la place de Jaude dimanche 8 mars dès 14h.

Notre lutte collective doit permettre aux femmes de devenir les grandes gagnantes !

Alors que les débats parlementaires sur le projet de loi de retraites à points se poursuivent, nous sommes toujours uni-es, déterminé-es à faire plier le gouvernement et conscient-es de la nécessité de gagner ce combat.

C’est pour cela que nous sommes fort-es !

Avant la prochaine grève interprofessionnelle du 31 mars qui doit être massive, Solidaires appelle à participer à toutes les initiatives.

Il faut se mobiliser pour une société construite sur la justice, la vérité et la dignité de toutes et tous.

Il faut exprimer partout nos revendications pour l’égalité, contre les discriminations et contre le racisme.

Il faut dénoncer les violences policières et les attaques contre le mouvement social.

Il faut lutter contre les logiques libérales qui appauvrissent nos services publics et aggravent les injustices sociales.

Il faut combattre le système capitaliste basé sur la course au productivisme, sur la consommation et le profit nous conduit vers des catastrophes climatiques sans précédents.


Le 31 mars doit être un nouveau départ pour construire et élargir le rapport de force.

Il faut se saisir du temps disponible pour informer encore, discuter ensemble notamment à travers la « contre conférence » initiée par l’intersyndicale pour un vrai débat sur le choix de société que représente le système de retraite.

La retraite à points, c’est la remise en cause du système de protection sociale qui existe dans notre pays depuis plus de 70 ans et qui est l’objet d’un grand consensus.

La retraite est un droit inaliénable qui implique qu’on puisse partir tôt, en bonne santé et avec des ressources permettant une retraite digne.

Alors ce combat contre le projet gouvernemental ,

c’est celui de chacune et chacun.
L’enjeu est de faire masse et que toutes celles et ceux qui veulent le retrait de ce projet passent à l’action.
Nous vous donnons dores et déjà rendez-vous le dimanche 8 mars à 14H place de Jaude.
Contre la souffrance au travail et la précarité, soutenons la mobilisation des animateurs périscolaires, vacataires à la Ville de Clermont-Ferrand, qui, appellent à un nouveau rassemblement aujourd’hui à 19h30 place de Jaude.

Il faut gagner, et nous devons tout faire pour ça !

Notre mobilisation n’est pas terminée.

La fin ça ne peut qu’être notre victoire !


Article publié le 27 Fév 2020 sur Solidaires.org